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La Sûreté du Québec à Manawan pour discuter de la tragédie de 1977

Pour la première fois en 39 ans, une rencontre entre policiers et Autochtones a eu lieu dans le dossier de l'accident survenu en 1977 qui a coûté la vie à 5 jeunes Autochtones. « Ça arrive un peu tard , mais nous espérons que ça ouvre le dialogue », affirme Angèle Petitquay, soeur de l'une des victimes.

Un texte de Francis Labbé

Une dizaine de représentants de la Sûreté du Québec se sont rendus à Manawan pour venir répondre aux questions des familles des cinq victimes de cette tragédie. Des questions restées sans réponse depuis le drame, il y a 39 ans.

La SQ a dépêché six enquêteurs pour entendre les témoignages des gens qui auraient des informations à révéler dans cette affaire. La Sûreté du Québec confirme que l'enquête est rouverte.

Selon Guy Lapointe, porte-parole de la Sûreté du Québec, les moyens seront pris pour alimenter l'enquête en cours, afin de soumettre le dossier aux procureurs de la Couronne, qui auront ensuite à décider s'il y aura matière à déposer des accusations.

Pour Francine Dubé, qui a perdu son neveu, Lionel Petiquay, dans cette tragédie, cette rencontre était satisfaisante. « Nous espérons que les choses vont progresser pour que nous ayons enfin des informations sur ce qui s'est passé et que nous puissions ensuite faire notre deuil. »

Rappel des évènements

Le 26 juin 1977, cinq Autochtones de Manawan étaient avec deux Blancs à bord d'un véhicule de type fourgonnette. Le véhicule a fait une sortie de route le long du chemin forestier reliant Manawan à Saint-Michel-des-Saints, avant de sombrer dans la rivière du Milieu.

Les deux Blancs, dont le conducteur, s'en sont sortis indemnes alors que les cinq Autochtones, trois femmes et deux hommes âgés de 15 à 34 ans, ont péri. Le coroner avait conclu à une mort par noyade, mais aucune autopsie n'avait été pratiquée. Les deux Blancs ont mis plusieurs heures à contacter les policiers et ont admis avoir consommé de l'alcool tout au long de la journée.

Le coroner avait d'ailleurs conclu à un acte criminel, soit conduite avec les facultés affaiblies. Mais aucune accusation n'avait été déposée. Les policiers n'avaient pas rencontré les familles des victimes à l'époque, ni pour recueillir des témoignages ni pour leur annoncer la nouvelle.

Les familles attendaient donc de pied ferme les représentants de la Sûreté du Québec, mais ont quitté la rencontre satisfaites de ce qu'elles ont appris.

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