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La tension persiste entre l'École des sciences de la gestion et la direction de l'UQAM

L'affrontement entre la direction de l'UQAM et celle de l'École des sciences de la gestion (ESG) ne s'atténue pas. Dans une lettre transmise à la communauté de l'ESG, le doyen de l'établissement, Stéphane Pallage, accuse l'Université de bloquer son développement.

Un texte de Gérald Fillion

Il dit avoir accepté de se plier à la demande de la présidente du conseil d'administration de l'UQAM, Lise Bissonnette, celle de ne plus s'exprimer publiquement sur cet enjeu.

« Je crois profondément qu'un doyen doit défendre les intérêts de son école, explique Stéphane Pallage dans son message publié le 25 février. L'obéissance à un supérieur hiérarchique m'est difficile quand j'ai acquis la certitude que ce supérieur ne souhaite pas donner à l'ESG les moyens de se développer à son plein potentiel. »

Le doyen confirme qu'un processus de consultation a été enclenché, ce qui pourrait mener à la création d'une école indépendante.

À l'antenne d'ICI RDI mercredi, Lise Bissonnette affirmait qu'il n'était pas possible pour le doyen de « sommer » le conseil d'administration à trois jours d'avis, « sur le champ », de l'entendre et de se prononcer sur un projet d'autonomie financière de l'École.

« Le conseil a été étonné et choqué » par les propos publics de Stéphane Pallage. « On ne peut pas bousculer un conseil d'administration et tenter un coup de force », a déclaré Lise Bissonnette.

À titre de cadre, le doyen de l'ESG doit être solidaire de la direction de l'UQAM, a expliqué la présidente du conseil, alors qu'un plan stratégique a été discuté et adopté par tous les cadres.

Appui d'un ancien recteur

L'ancien recteur de l'Université Bishop Robert Poupart appuie les revendications de l'École des sciences de la gestion.

L'homme, qui a été directeur du Département des sciences administratives de l'UQAM dans les années 80, affirme qu'une « incompatibilité économique » entre l'Université et son département existait déjà à l'époque. Aujourd'hui, il écrit que les cultures de l'UQAM et de l'ESG ne sont pas les mêmes, que les stratégies et les dynamiques sont différentes.

« En voulant à la fois faire taire et attacher sa poule aux oeufs d'or, écrit Robert Poupart, l'UQAM condamne son ESG à un jeûne qui dure depuis trop longtemps et confesse publiquement son manque de confiance en elle-même. Ça augure mal pour elle et pour l'ESG. »

Une pétition circule auprès des professeurs de l'ESG pour dénoncer les décisions du conseil d'administration concernant le doyen Stéphane Pallage.

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