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La vérificatrice générale de Montréal s'interroge sur la gestion des écocentres

La vérificatrice générale de la Ville de Montréal a transféré au Bureau de l'inspecteur général (BIG) des informations concernant l'administration des écocentres, en raison de possibles problèmes dans l'octroi de contrats.

Dans son rapport annuel, déposé lundi à la séance du conseil municipal, la vérificatrice Michèle Galipeau constate que des contrats ont été « adjugés sur une base régulière à un même organisme pour qu’il effectue la gestion de tous les écocentres de la Ville ».

Cet organisme a ainsi obtenu des contrats de durées variables d’une valeur de 16 millions de dollars, à compter de 2011, alors que ceux-ci étaient auparavant répartis entre au moins deux organismes.

La vérificatrice souligne aussi que dans une lettre datée du 17 mars 2014, signée par le directeur général et envoyée à un sous-ministre aux Affaires municipales, la Ville demande la permission de conclure un contrat de gré à gré d’une durée de cinq ans avec ce même organisme pour la gestion des écocentres. L'administration municipale invoque la nécessité d’assurer une « stabilité des opérations […] à faible coût ».

Le ministère a refusé la demande de Montréal en septembre suivant.

Bien qu’elle ne puisse démontrer un contournement des règles durant la période visée, la vérificatrice se dit « perplexe » quant au respect des principes d’équité et de transparence, ce pourquoi elle s'adresse au BIG.

Retard dans la mise à niveau des intersections

La vérificatrice interpelle la direction générale de la Ville pour qu’elle fasse un suivi plus serré de la mise à niveau des intersections à Montréal, soit l’installation de feux à décompte numérique et de feux sonores, entre autres aménagements.

Elle constate que Montréal ne pourra respecter les échéanciers prévus. Inventaire incomplet, absence de planification et suivi non uniforme des coûts sont certains des problèmes soulevés par la vérificatrice générale.

Par rapport à un budget prévu de 42,4 millions de dollars pour 1400 intersections en 2008, les dépenses atteignaient 65,1 millions pour 750 intersections en date du 23 décembre 2016.

Augmentation des coûts du SERAM

Le projet de modernisation du système de radiocommunication de la police et des pompiers de Montréal a pris du retard et a vu ses coûts augmenter au rythme des changements apportés pour régler des problèmes de planification et de fiabilité, souligne aussi la vérificatrice générale.

Les mesures de redressement qui ont été prises en raison d’un « devis mal ficelé » et de « besoins mal définis à l’origine » ont ajouté plus de 50 millions de dollars à la facture de ce projet lancé en septembre 2014, qui atteint maintenant 129,2 millions de dollars.

Prévue à l’origine pour décembre 2015, l’implantation du Système évolué de radiocommunication de l’agglomération de Montréal (SERAM) ne pourra être complétée qu’à la fin de 2017, « sous réserve des enjeux et défis techniques qui demeurent à régler », mentionne Michèle Galipeau dans son rapport.

Les efforts consacrés à régler les problèmes de fiabilité du nouveau système, qui tombait souvent en panne, pourraient empêcher de « répondre à des besoins significatifs de fonctionnalités et de performance » comme la géolocalisation en temps réel et la pénétration du signal dans les bâtiments publics et le Montréal souterrain, à court ou à moyen termes.

Enfin, au sujet du projet de loi 122 sur les pouvoirs des municipalités, la vérificatrice générale souligne, à l’instar de ses collègues dans l’ensemble du Québec, qu’il faudra s’assurer de maintenir l’indépendance de sa fonction dans ce nouveau contexte.

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