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La vie après l’incendie, le miracle d’Èva-Rose

La petite Èva-Rose, quatre ans, a été sauvée d'un appartement en flammes par les pompiers de Gatineau, le 27 mars. Depuis, un lien unique s'est créé entre la fillette et ses héros.

Un texte de Karine Lacoste

Au moment de l’incendie, Èva-Rose McNicoll s’est réfugiée dans une chambre. « Elle m’a dit qu’elle a essayé de sortir, mais qu’elle ne pouvait pas voir à cause de la boucane. Donc elle est retournée sur le lit et elle a fermé ses yeux et sa bouche parce que ça brûlait », raconte sa mère, Marie-France McNicoll.

La petite a été chanceuse, cette chambre est la seule pièce de l’appartement qui n’a pas brûlé. C’est à cet endroit que Martin Paradis-Châteauneuf, le pompier l’a retrouvée couchée sur le lit avant de sortir de l'immeuble avec elle.

Depuis, Èva-Rose a revu ses héros à trois reprises. Une première rencontre émouvante a eu lieu à l’hôpital, le jour de son réveil. M. Paradis-Châteauneuf « est arrivé avec un camion de pompier en chocolat, parce que c’était Pâques », se souvient Mme McNicoll.

La petite a été soignée au Centre hospitalier pour enfants de l'est de l'Ontario (CHEO), où elle a été placée dans un coma artificiel pour stabiliser ses poumons. Elle avait inhalé beaucoup de fumée, raconte sa mère, mais elle n’a subi aucune brûlure.

Le personnel médical lui avait dit qu’à son réveil, sa fille aurait probablement besoin de réadaptation avant de pouvoir marcher. « La journée qu’elle s’est réveillée, elle s’est mise à courir partout », se rappelle-t-elle.

« Aussitôt qu’elle a commencé à me parler, je me suis mis à pleurer. C’était bon de savoir qu’elle était encore là », raconte Mme McNicoll, qui craignait que sa fille ait des séquelles.

« J’ai été vraiment heureuse de rencontrer tous les pompiers qui ont participé à contrôler l’incendie et à aller chercher ma fille. Pouvoir leur dire merci en personne, ça m’a vraiment fait du bien et ç'a fait du bien au père de ma fille aussi », mentionne la Gatinoise.

Une deuxième rencontre a eu lieu à la caserne, quelques jours plus tard. « Il l’a fait embarquer dans le camion de pompier, ma fille aime ça au bout, on a pris plein de belles photos. »

Marie-France McNicoll et Martin Paradis-Châteauneuf ont gardé contact. Le pompier prend régulièrement des nouvelles de sa protégée. La semaine dernière, Marie-France lui a dit qu’Èva-Rose s’ennuyait de lui. Il l’a donc invitée de nouveau à la caserne.

« Je les aime beaucoup, ils sont dans mon coeur », lance la mère de famille en parlant de ses héros.

Reconnaissante de la chance qu’a eue sa famille, Marie-France remercie tous ceux et celles qui ont contribué à leur petit miracle. Elle tient également à rappeler certaines mesures de sécurité.

« Soyez prudents, vigilants. Expliquez à vos enfants comment réagir quand il y a un incendie. Je n’ai jamais pensé à ça moi et je ne lui ai jamais expliqué. Là, je le fais », lance-t-elle en guise de conclusion.

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