Retour

La Ville de Montréal et le SPVM s'excusent auprès de la communauté LGBTQ+

Dans le cadre de sa vision dans laquelle Montréal est « la métropole de la réconciliation », le maire Denis Coderre a présenté vendredi des excuses officielles à la communauté LGBTQ+ (lesbienne, gai, bisexuel, trans, queer ou en questionnement, et tous les autres possibles), accompagné du chef du Service de police de la Ville de Montréal (SPVM), Philippe Pichet, et du président fondateur de Fierté Montréal, Éric Pineault.

« Nous voulons reconnaître le passé, tourner la page et nous assurer que l’on puisse consolider nos acquis tout en assurant la protection de nos droits et les voir évoluer également », a déclaré Denis Coderre en point de presse.

Philippe Pichet a également présenté des excuses à la communauté LGBTQ+, affirmant que le SPVM a « choisi de faire partie de la solution ».

« Des pas de géants ont été faits pour lutter contre l’homophobie et la transphobie, et ce, au sein même de notre corps de police », a souligné le directeur.

Il a mentionné notamment l'ouverture du poste de quartier 22, situé dans le Village gai, qui a constitué un « jalon important » dans l'amélioration des relations entre le SPVM et la communauté LGBTQ+.

Philippe Pichet a également rappelé que, depuis mai 2016, le SPVM compile tous les incidents à caractère haineux qui ne sont pas considérés comme des actes criminels, mais qui « pourraient le devenir si l'on ne s'en occupe pas ».

Au total, 13 incidents ont été recensés depuis la création de ce registre.

Montréal aura une politique de diversité sexuelle

Denis Coderre a profité de l'occasion pour annoncer la mise sur pied d'un comité de travail chargé de se pencher sur plusieurs mesures concrètes en lien avec la communauté LGBTQ+.

Ces mesures comprennent entre autres l'établissement d'un code de conduite et d'éthique, la nomination d'un agent de liaison entre la Ville et la communauté LGBTQ+, la création de toilettes neutres et une réflexion sur le vocabulaire adéquat à adopter.

Le président fondateur de Fierté Montréal, Éric Pineault, s'est réjoui de cette annonce, qu'il considère comme « un pas dans la bonne direction ».

« En s’excusant, on tourne vraiment la page, et on va pouvoir progresser dans du positif », a-t-il estimé.

Chaque année, 16 000 appels sont faits auprès d'Interligne (anciennement Gai écoute), un chiffre qui témoigne de la discrimination que vivent encore les jeunes de la communauté LGBTQ+, selon Denis Coderre.

Plus d'articles

Commentaires