BILLET - Quand une image vaut mille mots. Dans ce cas-ci, elle vaut dix mille mots. Dans le paddock de Bahreïn, le père de Lance, Lawrence Stroll, dit sa façon de penser au directeur technique de l'équipe Williams, Paddy Lowe.

L’image a été prise après la séance de qualification, qui a vu Lance Stroll obtenir la dernière place sur la grille de départ.

Lawrence Stroll, grand pourvoyeur de fonds chez Williams, croqué par un photographe en discussion animée avec Paddy Lowe, attentif et contrit, après la contre-performance de l'équipe en qualifications.

On peut imaginer ce que dit Lawrence Stroll : « Je finance l’équipe, je veux des résultats ».

De son côté, Lance Stroll a traversé ce très dur week-end avec son calme habituel.

La grande différence avec le Grand Prix d’Australie, c’est qu’après la séance de qualifications, Paddy Lowe a admis que la voiture avait de grosses lacunes, certaines « qu'on pouvait expliquer, d'autres non » et que l’équipe devait « refaire ses devoirs ».

Un mea culpa inévitable et attendu de la part du concepteur en chef de la FW41, qui a eu l’avantage de légitimer les propos de Lance Stroll après le Grand Prix d’Australie.

À Melbourne, Lance, frustré de constater à quel point ça commençait mal, n’avait pas hésité à dire publiquement après la course que la voiture ne fonctionnait pas et que l’équipe avait fait des erreurs.

Ses propos sans filtre avaient étonné les journalistes.

Dans le paddock de Bahreïn, Lance a eu la même franchise qu’à Melbourne. Mais son ton de voix n'était pas le même qu'en Australie.

On le sentait soulagé de pouvoir s’exprimer librement, sachant que le directeur technique de l’équipe avait déjà admis que l’équipe avait fait fausse route.

Le très mauvais week-end à Bahreïn a aussi incité le Russe Sergey Sirotkin, pourtant nouveau dans l’équipe, à dire sans gêne qu’ils avaient eu « l’air de parfaits idiots, vu de l’extérieur. »

Lance Stroll a tout de même trouvé deux points positifs à sa propre performance en course qui l'a mené à la 16e place à l'arrivée.

Le premier point positif, c’est qu’il a encore parfaitement négocié le premier tour de la course.

C’était un de ses points forts en 2017. Il a montré dans le désert de Bahreïn qu'il avait encore l’œil aiguisé.

Parti de la dernière place sur la grille (20e), il a évité les pièges et a pu gagner cinq places. Au deuxième tour, il était remonté à la 13e place, position qu’il a gardée pendant deux tours.

Après le changement de son aileron avant lors de son arrêt aux puits qui l'a fait chuter au classement, il a réussi à rattraper le temps perdu pour finir en 16e place.

Avec le calcul des pénalités aux concurrents, il a finalement été classé 14e.

Le Québécois a tout de même fini la course devant son coéquipier (15e). C’est le deuxième point positif.

« C’était important pour moi de finir devant [mon coéquipier] », a-t-il admis.

Stroll est encore très loin des points, et a revu ses objectifs à la baisse. Finir devant Sergey Sirotkin, c'est ce qu'il veut, au minimum. Après, ce sera du bonus.

L’équipe Williams a fait un grand pas en admettant ses torts à Bahreïn. Elle doit maintenant se retrousser les manches et tenter, en équipe, de faire progresser la voiture.

Ce que demandait Lance Stroll à Melbourne.

Plus d'articles

Vidéo du jour


Ce chat paresseux n'ouvre même pas les yeux pour miauler





Rabais de la semaine