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Lance Stroll lance une flèche à Jacques Villeneuve

Lance Stroll était de meilleure humeur jeudi pour sa rencontre avec les médias au Royaume de Bahreïn. Il a parlé du travail qu'il y a à faire sur la voiture et a repoussé loin les prises de position de son compatriote Jacques Villeneuve.

L'ancien champion du monde avait soulevé un point intriguant lors du premier week-end de course en Australie.

Il émettait l'hypothèse que le Polonais Robert Kubica, pilote de développement de l'équipe Williams, pouvait travailler durant les séances en simulateur sur les réglages de la voiture afin de l'aider à effectuer un retour en course. Tout ça évidemment au détriment des pilotes titulaires, Stroll et le Russe Sergey Sirotkin. Et Villeneuve d'ajouter qu'il ferait la même chose.

Interrogé par un journaliste, Stroll n'a pas voulu donner son point de vue sur cette hypothèse, considérée par certains comme du sabotage, mais a rappelé qu'il n'écoutait plus son illustre compatriote.

« Je ne suis pas au courant de cette histoire. Je n'ai pas lu ses commentaires, donc je ne peux pas les commenter », a dit Stroll, prudemment.

Tout de suite, la relationniste du pilote canadien a senti le besoin d'intervenir en expliquant que c'était de la « foutaise » et que l'équipe n'avait rien à dire à ce sujet.

Lorsque le journaliste est revenu à la charge, Stroll, agacé, n'a pu s'empêcher de lancer sa flèche.

« Il (Jacques) avait dit l'an dernier que j'étais la pire recrue en F1, a-t-il ajouté. Et la dernière fois que j'ai vérifié, j'ai réussi un podium (à Bakou), je me suis élancé de la première ligne sur la grille de départ (à Monza), et j'ai amassé 40 points de classement, soit trois de moins que mon coéquipier qui comptait 16 saisons d'expérience. »

« Je n'écoute plus ce que Jacques a à dire, a tranché Stroll. J'ai beaucoup d'autres priorités sur ma liste avant d'arriver à lui. »

Priorité performance

Parmi les priorités de l'équipe Williams à Bahreïn : ne pas refaire les mêmes erreurs qu'à Melbourne.

« J’ai bon moral, parce qu'il y a quelques nouveautés sur la voiture pour ce week-end, a révélé Stroll. Mais c’est vrai qu'à Melbourne, c'était frustrant. Avec la voiture que nous avions, nous n’étions même pas proches de passer en Q3 (en qualification).

« Les temps au tour n’étaient pas là et, en course, nous avons eu des problèmes de refroidissement et de réglages de moteur qui nous ont coûté des places », a-t-il rappelé.

Lance Stroll n'était pas content après le Grand Prix d'Australie. Incapable d'attaquer quand il en avait la possibilité, il n'avait pas caché sa frustration en sortant de son auto après sa 14e place.

Jeudi, il a bien expliqué le problème de réglage de moteur qui l'a handicapé pendant la course.

« Il y a cinq boutons sur le tableau de bord, correspondant aux réglages prédéterminés du moteur, et un des boutons avait été mal programmé, a-t-il clarifié. Ce sont des choses qui arrivent. Il y a tellement de choses à vérifier avant une course. »

Il ne jette la pierre à personne en particulier, mais espère que l'équipe a appris de ses erreurs.

« Il faut travailler tous ensemble, en équipe, à aller chercher le maximum de la voiture, affirme le Québécois. De mon côté, je dois tirer le meilleur de moi-même, et de la voiture. Honnêtement, j’espère que ce qu’on a vu de Williams en Australie, ce n’est pas notre réelle valeur. J’aimerais être optimiste, et croire qu’on sera capable d’aller chercher beaucoup plus de la voiture.

« Et je le crois. C’est une nouvelle voiture, et nous devons comprendre quelle est la meilleure direction à prendre pour la rendre plus stable et pour la rendre compétitive. »

L'équipe Williams espère au Royaume de Bahreïn trouver la direction à prendre, car la FW41 doit évoluer rapidement pour avoir une chance de se maintenir dans le top 5.

Attention aux coups de chaleur

En plein désert, il fera beaucoup plus chaud qu'en Australie il y a deux semaines.

Un bon refroidissement des composantes des F1 est indispensable à leur parfait rendement.

« Ça ne m’inquiète pas outre mesure ici, même s’il fait très chaud, car nous avons travaillé là-dessus les deux dernières semaines. Et nous avons de nouvelles pièces », estime Stroll.

« Mais nous devrons nous adapter aux écarts de températures entre les séances, plus la journée avance », fait-il remarquer.

Il y a environ 5 degrés Celsius d'écart entre les essais libres en milieu d'après-midi (29 degrés) et la séance de qualification et la course, qui commencent à 18 h (24 degrés).

« Nous n’avons pas montré tout le potentiel de la voiture, insiste-t-il. Elle est très différente de celle de 2017 et nous devons encore la développer.

« Je ne veux pas rentrer dans les détails des paramètres de l'auto, c'est ce qu'on fait entre nous, en réunion technique, mais nous savons où nous devons nous améliorer », a conclu Lance Stroll.

La première séance d'essais libres commence à 7 h (HAE) vendredi.

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