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Lance Stroll parle au présent, mais regarde vers l'avenir

Lance et son père Lawrence Stroll pensent à un plan B, et regarderaient du côté de Force India et de McLaren, selon le site spécialisé allemand Motorsport-Total.

Les résultats liés à non-performance de la FW41 de Williams incitent la famille Stroll à analyser le marché, selon Motorsport-Total.

Lawrence Stroll, qui a choisi d'investir chez Williams pour que Lance puisse obtenir un volant en F1, serait en contact avec Force India et McLaren.

Ces deux équipes connaissent des difficultés en piste et en coulisses.

Le propriétaire de Force India, Vijay Mallya, a maille à partir avec le fisc indien, ne peut plus quitter le territoire britannique où il habite, son passeport ayant été confisqué, et l'Inde demande son extradition.

La vente de l'équipe serait un scénario possible, voire probable, au coût estimé de 200 millions de dollars. Les deux pilotes de l'équipe, Sergio Perez et Esteban Ocon, sont sans contrat pour 2019.

De son côté, l'équipe McLaren vit des heures sombres. Après un partenariat catastrophique avec Honda, l'équipe s'est tournée vers Renault en 2018, et les résultats sont légèrement meilleurs, mais c'est son fonctionnement même qui pose problème.

Des fuites dans les médias ont fait état d'une ambiance détestable à l'usine de Woking, et Éric Boullier, qui dirigeait les activités course de l'équipe F1, vient d'en faire les frais.

Il a été remercié avec effet immédiat. C'est le premier des changements en profondeur à venir dans les départements clés. Si Fernando Alonso est lié à McLaren pour 2019, son coéquipier Stoffel Vandoorne est sans volant pour 2019.

Lance Stroll pourrait donc continuer sa carrière dans l'une ou l'autre des équipes citées. Mais c'est pour l'instant le plan B.

Remplacer Paddy Lowe

Pour le moment, Lawrence Stroll tenterait de trouver une solution aux problèmes de Williams. Selon Motorsport-Total, il voudrait apparemment un homme fort à la tête de l'équipe de Grove pour mener à bien le redressement.

Sa confiance en la chef d'équipe actuelle Claire Williams serait limitée, mais en fait, c'est le directeur technique qui serait visé.

Arrivé en 2016 de Mercedes-Benz, auréolé des titres de l'équipe allemande, le Britannique Paddy Lowe n'avait visiblement pas avec lui les secrets de Mercedes-Benz.

C'est au Royaume de Bahreïn que la relation s'est envenimée entre Paddy Lowe et Lawrence Stroll. Quand Lance s'est qualifié en dernière place sur la grille, à 3,5 secondes du temps de référence (il a fini la course en 16e place).

Des photos d'une conversation animée entre les deux hommes après la séance ont fait le tour du monde...

Lawrence Stroll aurait ensuite tenté de demander une aide technique à Mercedes-Benz, quitte à acheter lui-même les pièces. Ce que n'aurait pas apprécié Williams.

Le magazine allemand Motorsport-Total croit que si Bernie Ecclestone était dans le paddock à Spielberg, c'est qu'il tente d'aider l'équipe à sortir de la crise, et qu'il est en contact avec Lawrence Stroll et Frank Williams.

À prendre avec les précautions d'usage, car M. Ecclestone n'a pas besoin de se déplacer sur les circuits pour les rencontrer. Surtout que M. Williams ne peut plus quitter l'Angleterre, fragilisé par sa condition physique.

Les pièces du puzzle

Interrogé sur ses plans pour 2019, avec de plus en plus d'insistance, Lance Stroll ne veut toujours pas élaborer sur le sujet.

« Je me concentre sur le présent, répète-t-il souvent depuis quelque temps. On verra ce qui passera, où vont les pilotes, et les gens pourront alors voir toutes les pièces du puzzle à la bonne place. »

Le pilote de 19 ans préfère parler de la saison actuelle, et des signes encourageants à Spielberg, en Autriche. Notamment sa place en deuxième partie de la séance de qualification (Q2).

« Nous voulons revenir dans le top 10, mais atteindre la Q2 en Autriche, ça a fait du bien au moral de l'équipe, affirme Stroll.

« En Autriche, nous avons en effet trouvé quelque chose pour la qualif, et la voiture était mieux, a-t-il constaté, mais ça ne s'est pas répété en course, nous avons perdu en performance. »

Incapable d'expliquer le gain en performance de la voiture, samedi en Autriche, il se croise simplement les doigts en espérant le même comportement à Silverstone ce week-end pour le Grand Prix de Grande-Bretagne.

« On va voir où on se situe à Silverstone, car à quelques reprises, nous avons présumé que ce serait dur, et nous avons été surpris de notre performance.

« Je dois admettre qu'on ne peut plus vraiment savoir sur quel circuit on sera compétitif cette saison, et où on ne le sera pas, admet Stroll. C'est toujours agréable de piloter à Silverstone, c'est un circuit pour les pilotes, qui a une belle fluidité, avec un peu de tout.

« Avec les voitures de 2019, qui ont beaucoup d'appui et beaucoup d'aéro, le pilote peut sentir la voiture réagir, se "réveiller" », a conclu Lance Stroll, jeudi.

À condition que l'équipe ait trouvé les bons réglages pour que la FW41 se réveille à domicile, sur le circuit de Silverstone, à 70 km de l'usine de l'équipe Williams.

Les premiers essais libres du Grand Prix de Grande-Bretagne commencent vendredi, à 5 h (HAE).

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