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Lancement de la programmation du 27e festival Présence autochtone

Le renouveau, la rencontre et l'amitié sont au cœur de de la programmation du 27e festival Présence autochtone, qui aura lieu à Montréal du 2 au 9 août, alors que la métropole célèbre son 375e anniversaire.

Le directeur du festival, André Dudemaine, a dévoilé mardi matin la programmation de Présence autochtone, à la Grande Bibliothèque. Il a mentionné à plusieurs reprises la réconciliation, alors que le thème du 375e de Montréal est de « créer des ponts ».

« On n’habite pas un lieu, c’est davantage le lieu qui nous habite », a-t-il souligné d’entrée de jeu, après une courte performance mohawk.

Nouveautés

Parmi les nouveautés cette année, un projet spécial, financé grâce au 375e anniversaire de Montréal. Il s’agit d’une création théâtrale inédite : Ioskeha et Tawiscara : le grand Jeu de la création.

« On veut recréer un certain théâtre liturgique, connecté au grand mythe du territoire », a expliqué André Dudemaine.

L’œuvre, qui sera présentée sur la place du Makusham, aussi connue comme la place des Festivals, est une pièce de théâtre interactive.

« On va inviter le public à entrer dans le jeu, qu’on a appelé au nom des deux frères ennemis de la tradition iroquoise, Ioskeha et Tawiscara. C’est donc là quelque chose de tout à fait inédit », a-t-il dit.

Le chorégraphe et metteur en scène Pierre-Paul Savoie, l’artiste Christine Sioui-Wawanoloath et Michel Marsolais, qui assurera la scénographie, feront partie de la production.

Le 4 août, plusieurs auteurs-compositeurs-interprètes de la relève autochtone et des artistes bien connus de la scène québécoise vont monter sur scène. Parmi eux, Natasha Kanapé-Fontaine avec Random Recipe, Matiu avec Dramatik, Esther Pennell avec La Bronze, et Laura Niquay avec Sunny Duval.

Le Défilé de l’amitié nuestroamericana avec Montréal et avec les Premières Nations revient pour une septième année.

Les 10 ans de l’adoption de la déclaration de l’ONU sur les droits des peuples autochtones seront aussi célébrés. La soirée de clôture y sera consacrée.

Plusieurs courts et longs métrages seront aussi à l'affiche. Parmi eux : Martirio, Icaros : A Vision sur, Zach’s Ceremony, Tribal Justice, Two Soft Things, Two Hard Things et Deep Inside Clint Star.

Financement

Depuis deux ans, Présence autochtone doit revoir son budget, après avoir perdu une partie du financement octroyé depuis des années par la Société de développement des entreprises culturelles (SODEC).

Selon André Dudemaine, il y a de l’espoir. « Il y a de nouvelles têtes qui sont arrivées alors qui sait, peut-être que cette année, il n’y a pas encore eu d’annonce, mais peut-être qu’en 2017 ça sera différent », a affirmé le directeur du festival, André Dudemaine.

« Encore une fois, le Québec traîne de la patte et c’est dommage parce qu’on ne participe pas pleinement à ce processus de réconciliation et à une renaissance artistique [autochtone] indéniable qui est connue partout », a-t-il ajouté.

Ce qu’il faut retenir de cette 27e édition? « La réconciliation, ça ne vient pas de soi. Il faut d’abord créer l’amitié, créer les conditions pour que ça puisse se faire et je pense qu’effectivement, on a regardé un peu différemment les années passées. Je pense qu’il faut bâtir différemment pour les années futures », a conclu André Dudemaine.

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