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Lapierre ravi de l'édition 2016 de la Coupe Rogers à Montréal

Eugène Lapierre a dressé un bilan positif de la Coupe Rogers à Montréal, qui s'est conclue dimanche après-midi.

Le directeur du tournoi a particulièrement apprécié les performances des trois Québécoises dans le tableau principal.

Selon Lapierre, le rendement d'Eugenie Bouchard, malgré la défaite inattendue de jeudi contre Kristina Kucova au troisième tour, a montré qu'elle avait repris du tonus après une laborieuse année 2015.

« Ce qui est plaisant avec Eugenie, c'est qu'elle est revenue à un niveau où elle peut se hisser dans le top 10. C'est sûr, c'est évident, a affirmé Lapierre.

« Avec toute la pression qui reposait sur elle pour revenir à Montréal, et de la manière qu'elle a gagné contre Lucie Safarova en lever de rideau, je lui dis chapeau. »

« On aurait aimé qu'Eugenie continue. Une fois qu'elle avait battu (Dominika) Cibulkova, je croyais qu'elle avait la voie libre peut-être jusqu'à la finale », a-t-il renchéri.

Lapierre a aussi eu de bons mots pour Françoise Abanda, qui a gagné un premier match à la Coupe Rogers, et pour Aleksandra Wozniak, éliminée au tour initial malgré de beaux efforts de sa part.

« Aleksandra revient au jeu, et elle ne l'a pas eu facile dernièrement. Elle avait besoin d'une bonne performance. Et même si elle a perdu au premier tour, ç'a été un match très serré contre une joueuse d'expérience comme (Sara) Errani, a analysé Lapierre.

« Françoise, c'est Françoise. Contre une bonne Chinoise qui avait beaucoup à gagner, elle a complètement dominé. C'est le genre de jeu qu'on veut voir d'elle. C'est une athlète formidable et on veut qu'elle nous montre ça plus régulièrement sur le circuit. »

Lapierre est également satisfait de l'affluence au stade Uniprix qui s'est chiffrée à 172 000 spectateurs, soit quelque 3000 de moins que le record du volet féminin.

Interrogé au sujet des sièges vides lors des demi-finales et de la finale, il n'est nullement inquiet.

« Je peux vous dire qu'au tennis féminin, personne ne nous approche. À l'international, si les gens veulent nous juger là-dessus, nous sommes les meilleurs. Ça, c'est sûr. À 172 000 spectateurs, personne ne nous arrive à la cheville. C'est un record mondial par 70 000, a soutenu Lapierre.

« On est assez satisfaits de notre foule, on attire les gens dès la première fin de semaine du tournoi. On n'est pas du tout mécontents des résultats. »

Tout n'est pas rose

Lapierre a quand même reconnu quelques points décevants, soit les forfaits de Serena Williams à la veille du premier jour du tournoi et celui de Garbine Muguruza, invoquant une maladie, à cinq minutes du début de son match initial mardi soir.

« Je peux vous dire que la WTA a réagi à ce désistement beaucoup plus mal que moi, a-t-il déclaré en parlant de Muguruza. Elle s'est fait passer tout un savon par la superviseuse de la WTA. Je suis même sorti du bureau. Elle va savoir que tu ne peux pas faire ça à un tournoi de cette ampleur avec 10 000 personnes dans les gradins. »

En 2016, contrairement à l'an dernier, Dame Nature a été des plus clémentes, mais Lapierre a tout de même dû parler de la possibilité d'installer un toit sur le court central.

« Si on veut garder notre rang au niveau international, ça devra passer par là un jour où l'autre. On a eu l'habitude dans le passé, pas juste dans le tennis, de réagir quand on est obligés, a indiqué le directeur de l'événement.

« Pourquoi ne ferait-on pas un pas plus vite que les autres pour une fois, marquer l'importance de notre tournoi? C'est important pour nous chez Tennis Canada, car c'est notre revenu et c'est ce qui nous assure de remplir notre mission toute l'année. Le tournoi, c'est notre moyen de développer notre sport. »

Mais Lapierre a aussi tenu à préciser qu'il ne s'agit pas encore d'un projet, et qu'il n'est pas encore question de coûts ni d'échéancier.

« Et si jamais ça le devient, a-t-il fait savoir, les premiers à qui nous allons le montrer, ce sont les voisins du parc. »

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