Même s'il ne le dit pas ouvertement, Larry Smith semble inquiet pour les Alouettes.

Un texte de Jean St-Onge

Larry Smith doit utiliser toutes les qualités diplomatiques intrinsèques à sa carrière de sénateur pour commenter la situation des Alouettes.

De passage à Montréal pour célébrer la conquête de la Coupe Grey 1977 avec ses coéquipiers de l’époque, l’ancien président de l’équipe fait allusion aux cycles que traversent inévitablement les formations professionnelles.

L’histoire des Alouettes est remplie de hauts et de bas.

Après en avoir arraché aux guichets et sur le terrain à la fin des années 60, les Alouettes ont brillé dans leur nouveau stade olympique pas terminé au cours de la décennie suivante.

L’équipe et l’attrait du nouveau stade ont décliné simultanément au début des années 80 et l’équipe a disparu complètement pendant 10 ans.

Mais au cours des années 90, la formation héritée de Baltimore revient plus puissante que jamais et un déménagement au stade Percival-Molson lui permet de reprendre une place de choix auprès du public montréalais.

On se retrouve maintenant au creux de la vague.

« Monsieur Wettenhall se retrouve maintenant dans une situation, avec son fils Andrew qui prend plus d’importance dans le scénario, où ils doivent décider ce qu’ils font. Ils doivent tout regarder de haut en bas. »

En essayant de ne pas trop jouer au « gérant d’estrades », Larry Smith se demande quel a été le processus qui a mené aux nombreux changements des dernières saisons.

« Il faut que le processus vous permette d’aller chercher la meilleure décision. Et les décisions qu’ils ont prises, malheureusement, c’était pas fort… »

Côté football, Larry Smith a toujours été un grand promoteur des joueurs canadiens.

Après le match de la Coupe Grey, il était l'un des trois joueurs sur le podium de la télé de Radio-Canada en compagnie de Gabriel Grégoire et Gerry D’Attilio. À ce moment-là, il avait vanté le talent canadien au sein de l’équipe.

Encore aujourd’hui, il avance que l’équipe a besoin des meilleurs éléments locaux pour avoir du succès, tant sur le terrain que dans les gradins.

Smith vante les Éric Lapointe, Pierre Vercheval, Bruno Heppell et autres joueurs canadiens qui ont contribué à la renaissance des Alouettes.

« Il faut avoir le meilleur talent canadien et, si votre auditoire consiste de Québécois francophones, il faut des francophones qui sont là (sur le terrain). »

Visiblement, après avoir passé plus de 20 ans chez les Alouettes, d’abord comme joueur dans les années 70 puis comme président au tournant du siècle, Larry Smith a encore l’équipe à cœur.

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