Laurent Duvernay-Tardif profite de la semaine de relâche des Chiefs de Kansas City pour faire du cirque!

Un texte de Diane Sauvé

Il a en fait tourné une publicité avec le Cirque du Soleil en vue du spectacle OVO présenté cet hiver... à Kansas City. Et Radio-Canada a pu y assister en exclusivité mercredi après-midi. 

Le garde de la NFL s'est amené sur les lieux du tournage avec des yeux d'enfants et une certaine nervosité. Surtout quand on lui a montré sur vidéo la tâche à accomplir.

« Tu sais combien je pèse? », a-t-il lancé à son interlocutrice.

Vrai que le garde des Chiefs n'est pas une gazelle à 147 kg (325 lb)! Il était très loin de sa zone de confort, mais il a reçu les consignes avec le sourire.

« Ici c'est de la force, mais aussi tout en délicatesse. C'est quelque chose évidemment que je dois travailler. »

Reste que l'orgueil en a pris un coup. L'athlète en lui est perfectionniste et compétitif, admet-il, et il n'étaittpas question d'échouer.

« Non! Faut le faire jusqu'à temps de l'avoir. Ça, c'est mon trait de personnalité. »

Et sa personnalité, les partisans de Kansas City la connaissent de plus en plus à sa troisième saison dans la NFL. Les reportages sur sa double vie de joueur et d'étudiant en médecine se succèdent aux États-Unis. Mais rien pour lui donner la grosse tête, ce n'est pas pour lui.

« Je pense que c'est important de se protéger un petit peu face aux médias, d'avoir une carapace, de se concentrer sur le football. »

Cette approche le sert bien. Si on parle de lui, c'est d'abord parce qu'il joue bien.

Le joueur de 25 ans arrive à se démarquer cette saison comme lors de la remontée des Chiefs au tout premier match de la saison. Qu'est-ce qui a changé?

« Tout, dit le Montréalais en riant. Je pense que ma compréhension est beaucoup plus avancée. Juste dans mon étude que je fais du film, des vidéos avant d'embarquer sur le terrain, ma préparation dans la semaine est beaucoup plus complète et exhaustive. »

Laurent Duvernay-Tardif profite de sa semaine de relâche pour mieux soigner sa cheville blessée qui lui a fait rater deux matchs. Mais le futur médecin, habitué aux études scientifiques et aux « preuves béton », doit l'admettre : les traitements alternatifs que lui ont proposés les Chiefs fonctionnent eux aussi!

« Le cupping, la fameuse technique que Michael Phelps a utilisée pendant les Olympiques, c'est quelque chose qu'on utilise beaucoup chez les Chiefs. Puis, c'est quelque chose avec laquelle, moi personnellement, j'ai vu certaine améliorations. Sur une blessure qui normalement prend de quatre à six semaines, j'ai été capable de retourner au jeu après trois semaines. »

Entretemps, cette publicité du Cirque du Soleil rique de lui coûter cher. Dans la NFL, les lignes offensives ont coutume de mettre à l'amende les joueurs qui ont tendance à trop se démarquer de l'équipe.

« Définitivement si cette vidéo se retrouve sur les projecteurs durant un match, avec mon accent franglais, c'est sûr que j'ai une amende! »

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