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Laval met sur pied un comité pour accueillir les réfugiés syriens

Laval a mis sur pied un comité pour faciliter l'accueil des réfugiés syriens qui s'est réuni pour la première fois mardi à l'hôtel de ville. La quinzaine de personnes qui le composent sont issues, notamment, du ministère de l'Immigration et de la Ville de Laval, mais aussi du milieu communautaire qui, durement touché par l'austérité libérale, craint de manquer de moyens pour répondre à la tâche.

Un texte de Francis Labbé

« Nous voulons nous assurer que tout soit mis en place pour faciliter l'accueil des nouveaux arrivants », explique la conseillère municipale du quartier Saint-Martin, Aline Dib. « Nous avons voulu réunir les organismes lavallois qui travaillent au niveau humanitaire. »

« Notamment au niveau éducatif, il faut que les enfants puissent aller à l'école dès leur arrivée. Mais nous voulons aussi nous assurer que les citoyens continuent de recevoir le même niveau de service », rajoute Mme Dib.

« Parmi nos partenaires, certains sont déjà en action », renchérit M. Driss Mbirkou, qui représente le cabinet du maire de Laval au comité d'accueil. « Il y a déjà un hôpital pour les réfugiés à Laval et ils ont mis les bouchées doubles dernièrement. »

« Aussi, la commission scolaire a nommé un chef de projet et plusieurs personnes travaillent là dessus. De son côté, le ministère de la Santé a renforcé les équipes et nous, notre rôle, sera de faire en sorte que tous ces gens se rencontrent pour que tout se passe le mieux possible », conclut M. Mbirkou. 

L'accueil des réfugiés en temps d'austérité

Il y a à peine quelques semaines, des centaines d'organismes et regroupements communautaires de partout au Québec ont fermé leurs portes pour protester contre la précarité de leur financement.

« Si le gouvernement assurait le minimum de notre financement, on serait en mesure de répondre à des demandes comme celle-là », plaide Marc Longchamps, coordonnateur de la Corporation de développement communautaire de Laval.

« Mais comme nous sommes sous-financés depuis 10 ans, et que nous sommes dans une logique d'austérité, c'est très difficile. Comme si le contexte était mal choisi », poursuit M. Longchamps.

« C'est un peu ça, notre dilemme », rajoute Amélie Lafortune-Lauzon, agente de recherche et de développement communautaire. « Nous sommes dans un contexte qui ne nous aide pas du tout à remplir notre mission première, notamment avec les compressions budgétaires et les coupes à l'aide sociale. »

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