BILLET - Plusieurs dates importantes dans la LNH peuvent changer l'image d'une formation de A à Z. Ces dates comprennent la date limite des transactions, le repêchage et bien entendu le 1er juillet, le premier jour de l'année financière dans la LNH.

Ce que certains semblent oublier, c'est qu’il s’agit du début des emplettes et non de la fin. Nous avons été habitués à voir dans le passé une véritable course aux enchères pour les services des meilleurs joueurs disponibles. Ça n'a pas été le cas samedi dernier.

De cette façon on évite des signatures comme:

  • Ville Leino en 2011 avec les Sabres de Buffalo : 6 ans et 27 millions
  • Matt Carle en 2012 avec le Lightning de Tampa Bay : 6 ans et 33 millions
  • David Clarkson en 2013 avec les Maple Leafs de Toronto : 6 ans et 37 millions
  • Benoit Pouliot en 2014 avec les Oilers d’Edmonton : 5 ans et 20 millions
  • Dave Bolland en 2014 avec les Panthers de la Floride : 5 ans et 27,5 millions
  • Matt Beleskey en 2015 avec les Bruins de Boston : 5 ans et 19 millions
  • Andrej Sekera en 2015 avec les Oilers : 6 ans et 33 millions
  • Mike Green en 2015 avec les Red Wings de Détroit : 3 ans et 18 millions
  • Loui Eriksson en 2016 avec les Canucks de Vancouver : 6 ans et 36 millions
  • David Backes en 2016 avec les Bruins : 5 ans et 30 millions

Pour ne nommer que ceux-là.

Ce que je remarque aujourd'hui, c’est que les DG, leurs adjoints spécialistes de la convention collective (comme Julien Brisebois) et leurs comptables regardent à plus court terme pour ne pas se tirer dans le pied. Personne ne veut être pris avec des contrats non échangeables ou même être obligé d'appliquer des dollars sur la masse salariale pendant des années après un rachat.

Ce que je constate également, ce sont nos chers partisans déçus de voir notre DG Marc Bergevin agir avec prudence. Les mêmes partisans, du même souffle, critiquent les contrats trop dispendieux. Faites-vous une idée! Blanc ou noir?

Les Radulov, Markov et tous les joueurs autonomes sans compensation de la LNH (à l'exception des joueurs libérés) ont obtenus le privilège de demander la lune. Ils ont le droit de le faire et tant mieux s'ils trouvent preneur. Par contre, si ça ne fonctionne pas, ils retournent au bercail, l'orgueil affecté pour quelques semaines. Le DG aura alors le pouvoir de renégocier à la baisse et aura remporté son pari.

Plus le temps passe, plus on risque de voir des aubaines, et pas seulement sur les signatures. Des équipes doivent faire des choix déchirants car elles n'ont plus d'argent à dépenser. Certaines formations devront faire des transactions pour alléger leur masse salariale. Dans ce cas, il faut être patient et le bon coup pourrait arriver d'ici le 4 octobre, prochain, date du début de la saison, quand toutes les équipes doivent respecter la limite salariale de 75 millions.

La plus grande aubaine des derniers jours: Marc Méthot envoyé par les Golden Knights de Vegas aux Stars de Dallas en retour d'un choix de 2e tour en 2020 et d'un jeune gardien repêché au 7e tour cette année. Qu'attendait Pierre Dorion pour le rapatrier à un tel prix? À n'y rien comprendre!

Pourquoi ne pas donner une chance à Éric Gélinas?

Le Canadien doit absolument revigorer sa brigade défensive, pour le moyen et long terme. Le défenseur mobile est la norme aujourd'hui. Les unités spéciales peuvent nous sortir du trouble dans des moments de l'année plus difficiles.

Gélinas, ce grand défenseur mobile, ce patineur fluide, détient un des meilleurs tirs frappés de la LNH. Il a fait son entrée en 2013-2014 sur une base régulière avec 7 buts et 22 mentions d’aides en 60 matchs. De ces 29 points, 22 ont été inscrits en avantage numérique. En 2014-2015 il a marqué 6 buts et accumulé 19 points (3 buts et 6 passes décisives sur le jeu de puissance) en 61 parties. L'année suivante, avec un changement d'entraîneur, les choses se sont gâtées alors que son temps de jeu a été réduit considérablement. La confiance dans les talons, il prendra la direction du Colorado.

Loin de moi l'idée de déresponsabiliser le joueur en question, il a sûrement ses torts mais comment un jeune défenseur qui n'est pas encore à son apogée peut perde tous ses moyens?

Le potentiel est là. Le CH n'a absolument rien à perdre avec un jeune défenseur québécois de 26 ans de 6 pi 4 po (1,93 m) au tir foudroyant, un spécialiste du jeu de puissance avec une bonne vision du jeu. Il a seulement besoin de reprendre confiance. Ça pourrait être tout un coup pour Bergevin. Contrat d'un an à deux volets, pourquoi pas?

La plus grande décision de Bergevin

Quelle belle surprise d'entendre la signature à long terme du meilleur joueur du CH, Carey Price. La meilleure signature du marché des joueurs autonomes avec un an d’avance.

Plusieurs souhaitaient désespérément son départ pour renflouer la ligne du centre mais Bergevin en a vu autrement et je le félicite. Ça aurait été facile de l'envoyer sous d'autres cieux, mais à réparer un trou dans la cale du bateau pour en laisser un béant dans la poupe, le Canadien ne serait pas plus avance. De combien de gardiens les Penguins ont-ils eu besoin pour gagner la Coupe Stanley? Vous connaissez la réponse.

Plusieurs équipes se battent pour avoir un gardien de but de premier plan solide. Des gardiens des 30 formations du circuit Bettman qui ont joué le plus de matchs, sois 41 parties et plus, seulement 16 ont obtenu un taux d'efficacité de .915 et plus. Les autres peuvent-ils se considérer comme véritables titulaires?

En d’autres mots, il n'y a même pas 30 gardiens numéro un dignes de ce nom dans la LNH.

Et vous voulez vous départir d’un de ces oiseaux rares? Misère!

Sur ce, je vous souhaite d'excellentes vacances. Les miennes débutent à la fin de ce texte. Je vous retrouve en septembre afin de commenter à nouveau le plus beau roman-savon qu'il soit : le monde du CH.

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