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Le 375e de Montréal nuira-t-il aux festivals cet été?

Les grands festivals, qui cohabitent relativement bien, sont-ils menacés par les activités du 375e de Montréal et du 150e de la Confédération?

Si l’on en juge par les réactions des gestionnaires des principaux festivals d’été montréalais, dont le festival Juste pour rire, Montréal complètement cirque, Spectra et evenko, pas du tout, a découvert Mélanye Boissonnault de l’émission Le 15-18.

En novembre dernier, Luce Rozon, vice-présidente, Création Juste pour rire Spectacles, craignait l’arrivée de cette nouvelle concurrence. Pas aujourd’hui : « À la lumière des événements nommés par le 375, il n’y pas tant de spectacles que ça. On [les festivals] refait tous le même genre de programmation », dit-elle en, faisant remarquer les activités distinctes à celles de Juste pour rire proposées par le 375e : course de boîte à savon, rodéo, le spectacle Avudo de Daniele Finzi Pasca au Vieux-Port de Montréal et l’illumination du pont pendant 10 ans.

Gratuits ou payants

Dans certains cas, Juste pour rire offre des spectacles ou des propositions en lien avec le 375e anniversaire de la ville. L’organisation de l’événement a d’ailleurs offert des enveloppes budgétaires aux festivals. C’est ainsi que Montréal complètement cirque a pu prolonger de deux semaines le spectacle Rouge et celui des 7 doigts de la main.

Amenez-en des gens…

C’est en somme ce que clame Laurent Saulnier, vice-président de la programmation et de la production pour l'Équipe Spectra, lorsqu’on lui fait remarquer le risque de la multiplication des festivals.

Christine Montreuil, gestionnaire des relations publiques chez evenko (Osheaga, Heavy Montréal, ÎleSoniq) est du même avis et croit « qu’avec toute la publicité, la promotion qu’on a faite autour du 375e, les gens vont choisir Montréal comme destination, […] et que tout le monde tirera son épingle du jeu ».

Pierre Bellerose, vice-président de Tourisme Montréal affirme qu’il est encore trop tôt pour confirmer une hausse du tourisme à Montréal. Il croit cependant « qu’il y aura beaucoup de monde dans les festivals, beaucoup de monde en ville, et que tout le monde va en profiter ».

La leçon du 400e de Québec... à ne pas suivre

Après le succès du 400e de Québec en 2008, la ville avait connu une importante chute de son affluence touristique l'année suivante, rappelle Martin Roy, PDG du Regroupement des événements majeurs internationaux (RÉMI). Il craint donc que le même phénomène se reproduise.

Afin d’éviter ce phénomène, Martin Roy suggère la pérennisation de certaines sommes, dont celles du 150e de la Confédération, afin que les festivals et les événements continuent de « donner un produit relevé ».

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