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Le bas coût de l'électricité au Québec intéresse l'industrie mondiale du bitcoin

Radio-Canada a appris qu'une dizaine d'importants joueurs asiatiques de l'industrie des cryptomonnaies ont contacté Hydro-Québec, car ils cherchent un endroit pour installer leurs immenses centres informatiques, particulièrement gourmands en électricité.

Un texte de Bahador Zabihiyan

Le cours du bitcoin progresse et de gros acteurs de cette industrie émergente jaugent le Québec pour installer possiblement leurs ordinateurs, qui consomment énormément d’énergie pour faire fonctionner le réseau informatique vital à cette cryptomonnaie.

Une dizaine d'entre eux, des entreprises asiatiques, ont contacté Hydro-Québec ces derniers mois.

Comment fabrique-t-on un bitcoin?

De puissants ordinateurs vérifient et sécurisent les transactions du réseau. On surnomme les propriétaires de ces ordinateurs les « mineurs » de bitcoin. Ces machines peuvent appartenir à des particuliers ou à des entreprises spécialisées qui sont rémunérées grâce à des frais sur les transactions.

Les plus importants « mineurs » de cryptomonnaies sont établis en Chine. Ces entreprises ont aussi installé d'immenses « mines » de bitcoins sur d'autres continents et pays, notamment en Islande.

Hydro-Québec espère les convaincre de s’installer ici.

La prudence est de mise

Les cryptomonnaies sont souvent associées à la spéculation, aux pirates informatiques et à certains réseaux criminels. L’Autorité des marchés financiers du Québec précise qu’il faut être très prudent avant d’acheter des cryptomonnaies.

La technologie des chaînes de blocs intéresse Hydro-Québec

Hydro-Québec regarde aussi de quelle manière elle peut utiliser la technologie derrière les cryptomonnaies pour faire des économies.

Celle-ci se nomme la technologie « chaîne de blocs » (blockchain en anglais). Il s’agit d’un registre électronique sécurisé et réputé infalsifiable, qui fonctionne sans organe de contrôle central. Une grande firme comptable québécoise s’y intéresse déjà.

« Un exemple d’application, ça peut être la façon dont on fait la facturation à nos clients. Vous savez qu’on émet environ 40 millions de factures par année, donc la technologie pourrait servir à améliorer nos processus d’affaires », suggère M. Filion.

Mais pas question pour l’instant de permettre aux clients de payer leur facture avec des bitcoins, précise M. Filion. « Ce n’est pas une monnaie qui est reconnue par la Banque du Canada », ajoute-t-il.

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