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Le blues du Canadien et des Rangers, l'entrée en matière de Juulsen

Les deux équipes en action au Centre Bell jeudi, le Canadien (23-29-8) et les Rangers (27-29-5), ne se sont pas présentées sous leur meilleur jour. Comme les choses changent rapidement dans la LNH.

Un texte de Félix St-Aubin

Sans Henrik Lundqvist, au repos au profit d'Alexandar Georgiev après avoir accordé sept et cinq buts dimanche et samedi, Michael Grabner et Rick Nash, inactifs par prévention, la formation new-yorkaise était privée de plusieurs éléments notoires.

Les pourparlers concernant Grabner et Nash, les premier et deuxième buteurs des Blue Shirts avec 25 et 18 réussites, en vue d'un possible échange ont entraîné cette décision au sujet des attaquants.

Il n'y avait certainement pas de fumée sans feu. Grabner a pris la route du New Jersey à l'issue de la confrontation.

Le CH a profité de la visite d'une équipe avec un effectif dégarni pour tourner la page sur un voyage cauchemardesque qui s'est conclu mardi à Philadelphie.

Dix mois se sont écoulés depuis que le Tricolore et les Rangers ont croisé les bâtons dans les séries. Rien ne laissait présager un tel revirement de situation de part et d'autre.

Deux des huit duels éliminatoires du tour initial de 2017 ont opposé des équipes ayant mis en banque 100 points ou plus. Le Canadien et les Rangers faisaient partie de ces équipes.

L'eau a coulé sous les ponts depuis ce choc remporté en six rencontres par les hommes d'Alain Vigneault. Les embarcations montréalaise et new-yorkaise ont même quelque peu pris l'eau.

La présente saison n'a rien de comparable avec la précédente d'un côté comme de l'autre. Les Rangers ont récemment été transparents en publiant une lettre destinée aux partisans pour faire état d'une éminente reconstruction.

Le CH, lui, n'a jamais indiqué dans quel camp il est établi, celui des acheteurs ou des vendeurs.

Considérant l'écart qui s'agrandit avec la seconde formation repêchée (11 points) et la congestion qui demeure jusqu'aux portes du tableau éliminatoire, tout indique que le regard de l'équipe sera porté vers l'avenir et ouvrira la voie aux jeunes de l'organisation.

Soir de première

Trois semaines après avoir offert une promotion au premier joueur nommé par Trevor Timmins au repêchage de 2014, Nikita Scherbak, rétrogradé lundi, la direction montréalaise a fait de même avec son meilleur espoir de l'encan 2015, Noah Juulsen.

Le défenseur droitier a vécu son baptême du feu dans le circuit Bettman au Centre Bell.

« J'ai trouvé qu'il a joué tout un match pour un gars qui en était à son premier dans la LNH », a estimé Claude Julien.

Jumelé à Karl Alzner dans le deuxième tandem défensif, Juulsen s'est retrouvé dans une situation avantageuse pour briser la glace. Il a principalement affronté le troisième trio des Rangers, composé de Paul Carey, David Desharnais et Jesper Fast.

« J'étais fébrile, c'est le rêve de tous les enfants de jouer dans la LNH. Ce soir, je l'ai réalisé et j'espère que ça pourra continuer », a commenté Juulsen.

« J'étais évidemment nerveux avant le match, mais mes coéquipiers m'ont aidé à traverser ce moment », a-t-il poursuivi

L'entraîneur-chef n'a pas hésité à le placer dans le quintette partant et à l'employer dans les derniers instants du duel. Il s'est installé à la pointe avec une centaine de secondes à faire au troisième vingt, quelques instants avant que Phillip Danault signe le but d'assurance.

« C'était de lui montrer notre confiance, le message était simple, a confié Julien. Mon message avec les jeunes est toujours le même, c'est de ne pas s'inquiéter avec nous, c'est-à-dire de ne pas avoir peur de faire des erreurs, de jouer avec confiance et on va te donner l'occasion de te faire valoir. »

« On essaie de lui enlever un peu de pression. On l'a vu au camp d'entraînement, même s'il s'est blessé tôt, on a vu des choses de lui qui montrent qu'il était capable de commencer un match à ce niveau », a-t-il renchéri.

L'arrière recrue a également obtenu du temps de jeu avec l'unité de désavantage numérique (2 min 49 s) au cours de ses 25 présences sur la patinoire (17 min 14 s).

Juulsen a relevé ce premier défi avec brio et a gagné de précieux points aux yeux de son entraîneur. Il a conclu l'affrontement avec un rendement de +2, quatre mises en échec et un tir bloqué.

« Il est très dédié à l'équipe, c'est ce que j'ai remarqué comme tout le monde. Il bloque des tirs. C'est justement comme ça qu'il s'est blessé au début de la campagne, s'est souvenu Danault. Tu vois le genre de joueur qu'il est. Maintenant, il ne manque que des protecteurs sur ses patins. »

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