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Le BST et la CNESST enquêtent sur le naufrage d'un remorqueur dans le fleuve

Le Bureau de la sécurité des transports du Canada (BST) et la Commission des normes, de l'équité, de la santé et de la sécurité du travail (CNESST) ont ouvert une enquête sur le naufrage d'un remorqueur le 1er avril dernier dans le fleuve Saint-Laurent, près du chantier du nouveau pont Champlain.

Avec les informations de Jean-Sébastien Cloutier et de Marc Verreault

L'incident, survenu à 300 mètres au large de la jetée construite pour faire les travaux à L'Île-des-Soeurs, n'a pas fait de blessés, mais il a eu pour effet d'interrompre les travaux d'excavation pour le futur pont, le temps que la lumière soit faite sur les causes du naufrage. L'arrêt de travail devrait durer encore quelques jours.

Le remorqueur, l'Ocean Uanaaq, était loué par le consortium Signature sur le Saint-Laurent au fournisseur de services maritimes intégrés Océan. De concert avec au moins un autre remorqueur, l'Ocean Uanaaq déplaçait une barge sur laquelle on avait installé une pelle hydraulique afin d'effectuer, sous l'eau, des travaux d'excavation.

Pour une raison encore inconnue, le remorqueur a soudainement chaviré; les deux travailleurs qui se trouvaient à bord ont pu aller se réfugier ailleurs avant que le remorqueur ne coule. À cet endroit, le fleuve Saint-Laurent n'a que 4 à 5 mètres de profondeur.

Des enquêteurs de Transport Canada sont sur les lieux pour rencontrer le maître d'oeuvre, des travailleurs et des témoins potentiels.

Une question de sécurité d'abord

Patricia Darilus, responsable des communications à la CNESST, explique qu'il faut maintenant déterminer ce qui a causé le naufrage. « Est-ce que c'est une problématique avec l'embarcation ou est-ce que c'est une problématique au niveau de la méthode de travail? La CNESST a demandé au maître d'oeuvre de faire enquête pour s'assurer que la méthode de travail est sécuritaire », a-t-elle expliqué.

Le bateau contenait 600 litres de diesel et 150 litres d'huile. Jusqu'ici, il n'y a eu aucune fuite et une surveillance est exercée, sur le fleuve, pour éviter les dégâts environnementaux.

Dan Genest, de Signature sur le St-Laurent, affirme qu'une patrouille surveille en tout temps « ce qui se passe sur les lieux de l'incident » et qu'elle « s'assure que la qualité de l'eau est encore aux normes ».

Un plan de renflouement sera bientôt préparé par le consortium et par Transports Canada. Le remorqueur devrait être renfloué en mai.

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