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Le Canadien de Montréal entaché par les révélations des Paradise Papers

Quelques importants acteurs du milieu sportif québécois, dont le Canadien de Montréal, sont éclaboussés par le scandale des Paradise Papers, une fuite massive d'informations sur les paradis fiscaux qu'a contribué à révéler Radio-Canada.

Dimanche, le grand argentier du Parti libéral du Canada et l’un des principaux promoteurs du retour des Expos à Montréal, Stephen Bronfman, a été le premier à être exposé par ces documents confidentiels obtenus du cabinet d’avocats Appleby.

Lundi, le Consortium international des journalistes d’enquête (ICIJ), dont fait partie Radio-Canada, a rapporté que le Canadien « brasse des affaires avec Appleby depuis près de 30 ans ».

Le cabinet d’avocats en question encadre et facilite l’ouverture de fiducies, de comptes bancaires ou de filiales dans des territoires au très faible taux d’imposition.

Les noms de plus de 3000 citoyens canadiens, corporatifs ou particuliers, figurent dans cette nouvelle fuite de documents d’abord obtenus par le quotidien allemand Süddeutsche Zeitung, puis partagés avec l’ICIJ.

« Le club de hockey Canadien a notamment confié la mise sur pied et l’administration d’un fonds de pension pour ses employés au cabinet d’avocats jusqu’en 2010. La fiducie établie aux Bermudes sous le nom de Club de Hockey Canadiens inc. a depuis été révoquée », peut-on lire dans l’article.

Par courriel, le CH a assuré que ses affaires à l’étranger « sont en conformité avec la Loi de l'impôt sur le revenu ».

Les journalistes d’enquête précisent que « ce n’est pas parce que des personnes ou des entreprises se retrouvent dans cette fuite qu’ils ont commis des actes illégaux ou immoraux. »

Les noms d’autres membres de richissimes familles montréalaises se retrouvent aussi au cœur de la controverse, dont ceux de Lino Saputo et de feu William Markland Molson.

L’avion hors taxe de Lewis Hamilton

Le récent vainqueur du championnat 2017 de formule 1, le Britannique Lewis Hamilton, est aussi dans l'eau chaude dans la foulée de ces révélations.

La fuite démontre que le quadruple champion automobile a évité de payer la TVA, une taxe de vente européenne, sur un avion privé acheté en 2012, en se le faisant livrer sur l'Île de Man, un petit territoire de la couronne britannique entre l'Écosse et l'Irlande.

Hamilton, un Britannique d'origine qui réside à Monaco et travaille en Allemagne pendant la saison morte de la F1, aurait normalement dû prendre possession de son achat dans un de ces territoires.

La manoeuvre « aux frontières de la légalité » selon le quotidien Le Monde, lui a permis de sauver l'équivalent de près de 6 millions $.

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