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Le Canadien en quête de réponses à l'étranger

Tôt ou tard, le Canadien de Montréal (22-25-6) devait reprendre la route. Il aurait fort probablement penché pour un prolongement du séjour à Montréal à la lumière des récents résultats loin de sa demeure.

Un texte de Félix St-Aubin

L'ambiance s'annonce survoltée à Philadelphie, jeudi soir, lorsque le Tricolore s'aventurera dans l'antre des Flyers (25-19-9). Quelques heures avant le premier de trois chocs entre les deux équipes ce mois-ci, la Ville de l'Amour fraternel a été le théâtre de grandes célébrations.

Les Eagles de Philadelphie, tombeurs des Patriots de la Nouvelle-Angleterre lors du Super Bowl LII, ont été acclamés par des millions de supporteurs après que Nick Foles et ses coéquipiers leur eurent offert une première conquête du trophée Vince-Lombardi il y a quatre jours.

Le CH se serait bien passé des festivités entourant cette conquête. La ville de Philadelphie, réputée pour son hostilité sur la scène sportive, n'est que très rarement clémente pour les organisations rivales.

Le défilé des champions ne peut qu'accentuer la ferveur des partisans.

Les quatre points mis en banque durant le premier week-end de février et le peu de matchs prévus à l'étranger (4) depuis le Nouvel An ont quelque peu fait oublier les ennuis de la formation de Claude Julien sur les patinoires adverses.

Sept des huit dernières rencontres disputées à l'extérieur de la métropole québécoise se sont soldées par un revers. L'intégralité des défaites a été enregistrée dans une performance d'aucun (2) ou d'un (5) but marqué.

« C'est dur à dire, a répondu Jonathan Drouin pour expliquer les déboires du CH. Si l'autre équipe marque le premier but, les partisans embarquent. Mais je ne pense pas que ça change grand-chose si c'est sur la route ou à la maison. »

Panne sèche

L'anémie de l'attaque a mis des bâtons dans les roues du carrosse montréalais. La plupart du temps, Carey Price s'est chargé de sauver les meubles et de maintenir le Tricolore à proximité de ses rivaux. Sans succès toutefois.

Celui qui est pressenti pour être envoyé entre les deux poteaux au Wells Fargo Center n'a pas remporté la victoire depuis belle lurette lorsqu'il occupe le rôle de visiteur.

Il faut remonter à quelques jours avant Noël, le 22 décembre lors d'un arrêt à Calgary au cours d'une tournée canadienne, pour mettre le doigt sur le dernier gain de Price dans cette circonstance. Sa série de revers s'élève ainsi à six.

« Je pense que c'est un match comme si l'on affrontait [les Bruins de] Boston (33-11-8), a avancé Nicolas Deslauriers. Ça va me motiver un peu plus, mais je n'ai pas à chercher bien loin pour trouver de la motivation. C'est vraiment facile. »

« [J'apprécie] son énergie. Chaque jour, il est content d'être ici. Il a une occasion, et il la saisit. C'est vraiment le fun à voir quand un gars a un sourire et de l'énergie d'un match à l'autre. C'est le même joueur, tu sais ce que tu vas avoir avec Nicolas, de l'énergie. Et il est aussi capable de mettre la rondelle dans le filet », a dit Drouin.

L'imposant attaquant, auteur de 148 mises en échec en 33 duels, un sommet dans la LNH avec une moyenne de 4,5 par rencontre, devrait d'ailleurs apprécier ce type de rendez-vous, où le jeu rude est préconisé.

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