NEW YORK - Le Canadien s'est contenté de tenir des réunions d'équipe et des séances de visionnement, lundi, pour préparer le quatrième match de la série à New York, après en avoir pris les commandes la veille.

Un texte d'Alexandre Gascon

Si l’on en croit les joueurs et l’entraîneur du Canadien, l’élan qu’ils se sont donnés avec deux victoires d’affilée face aux Rangers n’a pas une grande importance.

Contrairement à ce qu’on entend parfois, le fameux « momentum » ne se transporte pas d’un match à l’autre, selon Claude Julien.

« Je pense que c’est toujours à recommencer à neuf. Tu ne peux pas t’attendre, parce que tu as joué un bon match, que tu vas en jouer un autre bon sans te préparer et sans faire les choses qu’il faut faire pour jouer un bon match », a expliqué l’entraîneur.

« Nous sommes en avant d’un match. Il n’y aucune raison de s’exciter. Ils étaient en avant d’un match eux aussi. (…)Ils seront bien meilleurs au prochain match et on doit être prêt pour ça », a-t-il enchaîné.

Il n’y a que trois matchs de jouer dans la série et le vent peut tourner rapidement, mais, jusqu’à présent, le Tricolore est parvenu à contenir l’attaque adverse, la quatrième dans la LNH cette saison.

Si l’on enlève le but inscrit dans un filet désert au premier match, les Rangers ont marqué cinq fois et ont été blanchis en dix occasions sur l’avantage numérique.

Le défenseur acquis des Stars de Dallas à la date limite des transactions joue un rôle de plus en plus important au sein de la brigade défensive du CH.

Dimanche, il a joué 21 min 21 s, lui dont l’utilisation moyenne était de 16 :50 cette saison.

Il a passé 3 min 6 s sur le désavantage numérique, deuxième à ce chapitre derrière Shea Weber.

« On leur enlève du temps et de l’espace. C’est comme ça pour toutes les équipes. S’ils sont rapides, tu dois te précipiter sur eux, on a été assez bons pour faire ça dans les deux derniers matchs et on doit continuer », a avancé Benn.

Après trois matchs en séries, Julien l’a employé 20 :34 en moyenne, un chiffre forcément tronqué par le 2e match de la série où il s’est joué presque quatre périodes.

Ne pas réveiller la bête

Tous les joueurs du Canadien rencontrés dans les coulisses du Madison Square Garden ont gardé profil bas.

On ne veut surtout pas, d’une déclaration malencontreuse, enflammer les Rangers, eux qui semblent un brin apitoyés.

« On joue une excellente game défensivement. Eux aussi jouent très bien, s’est empressé d’ajouter Phillip Danault. Le fait qu’on fasse les petits détails défensivement, c’est ce qui apporte notre offensive. Chaque erreur peut être fatale. »

La quatrième attaque de la LNH cette saison se cherche encore. Dans un match quasi parfait en défense, le Canadien l’a limitée à 21 tirs dans le dernier match. Une prestation qui ne sera pas si facile à répéter a assuré Max Pacioretty.

« Ça va être un défi de le faire à nouveau. Ils vont être frustrés, nous savons que nous ne les avons pas vus à leur meilleur et nous les verrons à leur meilleur au prochain match », a lancé le capitaine.

Contents, mais pas satisfaits

Voilà le nouveau leitmotiv dans le vestiaire tricolore.

« Tu n’es jamais vraiment satisfait, particulièrement en séries. Ce qui est le plus satisfaisant c’est notre mentalité. On sait qu’on aura des chances à l’attaque, mais on se concentre d’abord sur notre zone, limiter leurs chances de marquer et leur vitesse. C’est impressionnant qu’on ait réussi à le faire. Ça donne de la confiance », a lancé Pacioretty.

« Tu peux être content de ton match, mais pas satisfait, a expliqué Claude Julien. Parce que la satisfaction peut te mettre dans le pétrin. On est loin d’être rendus où on souhaite, alors il n’y a aucune raison d’être satisfait », a conclu le pilote du Canadien.

Avant de nous apprendre que le mot satisfaction ne peut être employé qu’en une seule occasion...avec la Coupe Stanley dans les bras.

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