« Le repos est une arme », a lancé Nathan Beaulieu, faisant allusion au congé d'entraînement sur glace que les joueurs du Canadien ont eu, mercredi, au lendemain d'une septième victoire en sept matchs cette saison.

Un texte de Diane Sauvé

Les joueurs étaient donc passablement frais et dispos pour réagir aux propos de Steve Ott, qui encore une fois ne s'est pas fait d'amis.

Lorsque l'animateur de la chaîne Fox lui a demandé si le CH était meilleur défensivement qu'il ne l'aurait cru, Steve Ott a répondu ceci:

« Absolument pas. Leur système défensif, c'est Carey Price. Je ne sais même pas où ils seraient au classement sans lui. Ce n'est pas pour rabaisser l'équipe, qui est très rapide. L'équipe se fie sur Carey Price. Nous aurions facilement pu avoir 6 buts. »

Et vlan!

« Je ne suis pas d'accord », a répondu Lars Ellers, avec un sourire mercredi matin, sans toutefois élaborer davantage.

Vrai que Carey Price a fait la différence mardi soir face aux Blues de St. Louis, puis contre les Rangers de New York également.

À part ces deux matchs, l'équipe joue mieux devant le numéro 31. Cette statistique impressionnante de sept buts alloués en sept matchs n'est pas que l'affaire des gardiens.

Il y a aussi les chances permises. Le Canadien a accordé 25 tirs ou moins dans 4 de ses 7 matchs.

Le club se retrouve présentement au 11e rang à ce chapitre, avec une moyenne de 28,1 tirs alloués par rencontre. Net progrès par rapport à la dernière saison alors que Montréal avait permis 30,1 tirs par match, bon pour la 21e place.

« Il y a encore des brèches à colmater, lance Tom Gilbert. Collectivement, je crois que nous avons fait un très bon travail à forcer les tirs en périphérie et diminuer le nombre de chances de qualités. C'est un travail d'équipe. »

« On essaie de garder la rondelle à l'extérieur de notre zone le plus possible, a renchéri Dale Weise. Si on peut jouer en zone neutre et dans leur zone, on va fatiguer l'adversaire. »

Eller reconnaît que Price est encore souvent le meilleur joueur du match.

« Je ne sais pas s'il est meilleur que l'an dernier, mais il est au moins aussi bon. C'est impressionnant, car le plus difficile c'est de rester au sommet. Il a cette motivation. C'est inspirant pour tout le monde dans ce vestiaire et ça encourage à hausser notre niveau de compétitivité. »

Retour vers le futur

C'est bien aujourd'hui le 21 octobre 2015, date prémonitoire choisie par le professeur Doc pour marquer l'entrée dans le futur dans le célèbre film Retour vers le futur.

Une journée qui célèbre aussi le retour de John Tortorella à la tête d'un club de la LNH. L'entraîneur-chef aux neuf vies a été appelé à la rescousse des pauvres Blue Jackets de Columbus qui n'ont toujours pas gagné en sept matchs.

Si Weise a subi la médecine du controversé entraîneur à Vancouver, il n'est pas surpris de le voir réapparaître.

« Il a déjà gagné une Coupe Stanley (à Tampa Bay en 2004), a fait remarquer Weise. C'est de cette façon que ça fonctionne pour les entraîneurs. Tu obtiens toujours une autre chance. Je crois que Tortorella va probablement faire un bon travail et mettre en marche quelques joueurs. Je lui souhaite la meilleure des chances. »

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