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Le chef du SPVM Philippe Pichet en voie d'être destitué

Le sort de Philippe Pichet est sur le point d'être scellé. Les membres de la Commission de la sécurité publique et le comité exécutif de la Ville de Montréal recommandent sa destitution à titre de chef de la police de Montréal (SPVM) au ministère de la Sécurité publique.

Un texte de Pascal Robidas

«  Le comité exécutif a accepté la recommandation de la Commission de la sécurité publique de destituer M. Pichet de son titre de directeur général du SPVM », a confirmé mercredi la mairesse Valérie Plante, lors d'une mêlée de presse.

Selon nos informations, la recommandation de la Commission a été adoptée à la quasi-unanimité mardi.

Il n'aura donc fallu que 24 heures pour régler le dossier de Philippe Pichet, qui a témoigné lundi après-midi devant la Commission dans l'espoir d'éviter d'être démis de ses fonctions.

Dans une rencontre privée de près de trois heures, Philippe Pichet, qui a été suspendu par décret gouvernemental de ses fonctions le 6 décembre dernier, a tenté de convaincre la Commission qu'il n'était pas nécessaire de l'évincer définitivement pour régler les problèmes internes du SPVM.

Accompagné de son avocat, Philippe Pichet a plaidé que personne ne l'avait consulté pour obtenir sa version des faits préalablement à la rédaction de deux rapports accablants, ceux de Me Michel Bouchard et du chef intérimaire du SPVM Martin Prud'homme, qui avancent qu'il n'a pas pris les mesures nécessaires pour régler ces problèmes internes.

Son témoignage démontre qu'il sentait bien que l'occasion de s'exprimer pour la première fois en sept mois devant les élus de Montréal aurait peu d'impact sur la suite des choses.

La recommandation de destituer M. Pichet sera maintenant soumise au conseil municipal, lundi prochain, puis au conseil d'agglomération, trois jours plus tard, a précisé Valérie Plante. La décision sera ensuite transmise au ministère de la Sécurité publique. « Au final, c'est le ministre qui prend acte et qui décide », a rappelé la mairesse.

Valérie Plante est restée avare de commentaires sur le processus. Elle s'est contentée d'indiquer que la rencontre de la Commission de la sécurité publique s'est déroulée à huis clos parce qu'il s'agissait d'une question de ressources humaines nécessitant la confidentialité.

Philippe Pichet poursuit la Ville de Montréal et le ministère de la Sécurité publique, car il estime avoir été congédié de façon déguisée. Une audience est prévue devant la Cour du Québec au début du mois de juillet.

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