Le chef présumé des Hells Angels, Salvatore Cazzetta, va demeurer détenu en attendant la suite des procédures judiciaires contre lui.

Un texte de Geneviève Garon

L'homme de 61 ans voulait être libéré en attendant que sa requête en arrêt des procédures soit entendue. Mais le juge en a décidé autrement, dans le but de protéger le public et de ne pas miner la confiance de la population envers le système judiciaire.

Une ordonnance de non-publication empêche de révéler les détails du jugement.

Le frère de M. Cazzetta, visiblement déçu, a soupiré en entendant l'analyse du juge.

Salvatore Cazzetta veut faire tomber les accusations de gangstérisme et de recel qui pèsent contre lui. Il invoque les déclarations du témoin-clé de la Couronne qui le disculpent.

M. Cazzetta a été arrêté dans le cadre de l'opération Magot-Mastiff en même temps que plusieurs autres présumées têtes dirigeantes du crime organisé de Montréal, il y a près d'un an.

Il sera de retour en cour le 4 novembre, par visioconférence, au sujet de sa requête en arrêt des procédures.

Rappelons qu'il a déjà bénéficié d'un arrêt des procédures en septembre dans une affaire de trafic de cigarettes, en raison des délais déraisonnables. En juin 2009, il avait été arrêté dans le cadre de l'enquête Machine, qui visait à démanteler un réseau de contrebande de tabac lié aux Hells Angels actif dans la réserve de Kahnawake.

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