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Le Collège de Maisonneuve aux prises avec un nouvel incident impliquant Charkaoui

La direction du Collège de Maisonneuve affirme qu'un de ses agents de sécurité « a été intimidé par des membres d'une équipe de soccer formée d'individus venant de l'extérieur ».

Dans un communiqué daté du mercredi 24 février et envoyé au personnel du Collège, la direction précise qu'un « des membres de cette équipe, identifié comme étant M. Adil Charkaoui, aurait même poussé l'arrogance jusqu'au contact physique. Il faisait partie de cette équipe à notre insu ».

Cette dispute est survenue dimanche soir dernier.

En entrevue avec Radio-Canada, la porte-parole du Collège de Maisonneuve, Line Légaré, a raconté en ces termes ce qui était arrivé à l'agent de sécurité impliqué dans l'incident : « Il y avait là des gens qui jouaient au soccer. Une personne s'est approchée de lui, ensuite on l'a encerclé, une des personnes du groupe l'a intimidé, lui a demandé ce qu'il faisait là, a même eu un contact physique avec lui. Par la suite, l'agent de sécurité est reparti, ébranlé, intimidé, donc il a appelé la police ».

Un article qui pousse le Collège de Maisonneuve à réagir

Les membres de la direction du cégep ont jugé bon d'informer les employés de l'école par communiqué de cet incident après avoir appris que le quotidien La Presse publierait un article sur le sujet. « On imagine la nouvelle secousse que créera cet article. Il nous importait de vous en informer dans les meilleurs délais », écrit la direction.

Ce n'est pas la première fois que le nom d'Adil Charkaoui est associé à des incidents qui surviennent dans cet établissement d'enseignement collégial. Dans ce même communiqué, le Collège de Maisonneuve rappelle d'entrée de jeu qu'il y a presqu'un an, jour pour jour, il y avait eu une crise entre les murs de son établissement « provoquée, entre autres, par la location de locaux à l'École les Compagnons, dirigée par Adil Charkaoui ».

« Tout porte à croire que certains souhaitent marquer cet anniversaire », écrit la direction du Collège sans expliquer davantage.

Des rebondissements à l'Assemblée nationale

À Québec, toute l'affaire a rebondi dans les débats de l'Assemblée nationale, la députée Agnès Maltais du Parti québécois reprochant au gouvernement de Philippe Couillard de n'avoir procédé à aucun suivi.

« On apprend qu'il y avait un comité de suivi qui avait été mis sur pied [par le gouvernement], et qu'il ne s'est réuni qu'une seule fois, s'est insurgée Mme Maltais. Il n'y a aucun suivi qui se fait et pendant ce temps-là on est obligé de faire intervenir la police. »

Ce à quoi la ministre de la Justice du Québec, Stéphanie Vallée, a répondu avec vigueur qu'elle avait déposé le 19 novembre dernier, auprès de ses collègues, une série d'amendements.

L'un d'eux touchait « exactement » ce dont fait état l'article de La Presse, soit la demande de la Fédération des cégeps de pouvoir mettre un terme à des contrats de location de leurs locaux s'ils entravaient la sécurité des étudiants.

La ministre Vallée a du même souffle reproché à l'opposition d'avoir fait de l'obstruction dans les travaux entourant le projet de loi 59 concernant la prévention et la lutte contre les discours haineux et les discours incitant à la violence et apportant diverses modifications législatives pour renforcer la protection des personnes.

« Là, Monsieur le Président, je veux bien, mais est-ce qu'on peut de l'autre côté cesser de défendre le discours haineux? » a lancé Stéphanie Vallée à l'intention des péquistes.

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