La façon d'amasser des fonds pour une bonne cause peut prendre toutes sortes de formes. Certains courent, d'autres gravissent des montagnes. Le conférencier Normand Piché, lui, a choisi de nager, longtemps.

Un texte de Robert Frosi

L'objectif de Normand Piché est de devenir le premier Nord-Américain à relier les cinq continents à la nage en 80 jours. C'est au bord du fleuve, à LaSalle, que Normand Piché s'entraîne pour cette aventure. Il doit s'acclimater aux courants et, surtout, à la température qui indique sept degrés Celsius à cette période de l'année.

« C'est un projet complètement fou. On parle des endroits où c'est le plus rapproché entre les continents. Je ne vais pas traverser l'Atlantique ou le Pacifique », explique le Québécois.

« Il y a le détroit de Béring, le détroit du Gibraltar, la mer Rouge, le Bosphore et un petit bout dans l'océan Pacifique. Je serai la troisième personne à le faire. Il y a deux Français qui l'ont fait en 100 jours. Il y a aussi un Marocain qui l'a fait sur deux saisons. L'idée du 80 jours est que ça offre une touche de poésie et un défi supplémentaire. »

Dans ses conférences, Normand Piché parle du rêve, du dépassement. L'année dernière, il s'est rendu à Sotchi, en Russie, pour écrire un livre. C'est à l'occasion de ce voyage aux Jeux olympiques que l'idée de faire ses olympiques, à lui, est née.

« J'étais curieux de savoir comment les athlètes olympiques avaient fait pour atteindre leur rêve. Je voyais la fierté dans les yeux de ces gens-là et les répercussions sur tout le monde aux alentours. Je me disais que c'est magique, c'est puissant et ç'a une répercussion. C'est une vague. Ça part d'eux, ça se transmet à nous et ça se transmet à une province, à un pays. Ça se transmet sur le monde entier », raconte-t-il, admiratif.

Zones de danger

Relier les cinq continents comporte son lot de défis. La température, les aspects physique et mental, mais aussi de gros dangers.

« Par exemple, le Gibraltar. On parle de courants très très forts. On parle de pollution. On parle de 850 cargos qui traversent par jour. Le détroit de Béring, on parle de prédateurs marins. Une eau qui est à 3 ou 4 degrés Celsius. Pour la mer Rouge, ce sont les requins et les méduses qui peuvent être même mortelles. Il y a aussi les conflits politiques. »

L'aventurier québécois doit amorcer ses traversées en août prochain. Il veut tout simplement redonner. Il va faire ce tour du monde en 80 jours, comme Phileas Fogg, le fabuleux personnage de Jules Verne.

À son retour, Normand Piché veut faire la tournée de 80 écoles du Québec pour raconter son périple. « Quatre-vingts jours autour du monde, ça m'a inspiré à dire, ben moi, je vais offrir 80 conférences, 80 journées où je vais partager mes apprentissages avec les jeunes. »

L'intérêt pour les jeunes fait partie intégrante de la vie de Normand Piché.

« J'ai une adolescente de 15 ans. Je suis souvent entouré d'adolescents. Samedi dernier, il y avait 17 ados chez moi, dans la maison, puis je trouve ça fabuleux de voir des jeunes adultes. Le futur leur appartient. J'ai envie de les inspirer à trouver leur rêve, mais aussi à se lancer à la conquête de leur rêve. »

Quand on parle à Normand Piché d'une conquête de l'inutile, il réplique immédiatement en disant que le rêve est en chacun de nous et qu'il faut toujours le tenir en éveil.

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