Robin Janson peut dire qu'il n'y a pas deux agriculteurs comme lui au Québec. Alors qu'il n'y a pas si longtemps ils étaient des centaines de tabaculteurs dans la région de Lanaudière, il est maintenant le dernier producteur de la province.

Durant les années 1990, ils étaient plus de 150. Le déclin de la production a d'abord été graduel, mais 2003 a marqué un point de non-retour.

Certains agriculteurs ont vendu ou loué leurs terres. D'autres, comme Gaétan Beaulieu, ont tourné la page et se sont lancés dans la production de fruits et légumes.

« La consommation a baissé », explique-t-il, mais pas au point d'arrêter toute production.

C'est la mondialisation qui a changé la donne. Une à une, les compagnies de tabac se sont tournées vers l'étranger, entre autres vers la Chine, pour acheter leurs feuilles.

« On n'était plus compétitif du tout », ajoute M. Beaulieu.

Robin Janson, lui, a persisté, mais il admet que certaines années c'est très dur.

En 2009, il a même été obligé d'entreposer sa récolte pendant deux ans avant de réussir à la vendre. Mais il a continué. « Notre pension, c'est le tabac », explique-t-il.

Aujourd'hui, il vend sa production à un fabricant qui commercialise une cigarette dite « au goût du Québec ».

Il souhaite maintenant que son fils puisse reprendre la ferme familiale et que la tradition se poursuive pour une quatrième génération.

Avec les informations de Valerie-Micaela Bain

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