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« Le discours va être différent » - Jacques Chapdelaine

Jacques Chapdelaine peut oublier le mot intérim. Il est récompensé pour la très bonne fin de saison des Alouettes de Montréal. Une base sur laquelle veut construire le nouveau président, Patrick Boivin.

Après son arrivée le 19 septembre, l'équipe a remporté 4 victoires dans ses six derniers matchs. Il y a une toute autre atmosphère dans le vestiaire, et le nouvel entraîneur-chef devra adapter son discours.

« Les joueurs ne m'ont jamais vu comme l'entraîneur-chef par intérim, explique-t-il à Radio-Canada Sports. Je pense que tout le monde a saisi le fait qu'on voulait travailler. Je leur ai dit que si je me vois comme entraîneur par intérim, qu'eux me voient comme entraîneur par intérim, on aura des résultats par intérim.

« On voulait donner à l'équipe un nouveau seuil sur lequel on pouvait embarquer dans la saison 2017. Je pense que c'est quelque chose qu'on a été capables d'accomplir.

« Le discours va être forcément différent, admet M. Chapdelaine à Radio-Canada Sports. À la fin de la saison, on s'est retrouvé comme une équipe qui se devait de gagner, parce qu'on était une équipe qui était maintenant gagnante. Notre équipe a vraiment connu un changement d'identité au cours de la saison [2016]. Je pense que les joueurs le savent. »

Le nouveau président, Patrick Boivin, est conscient qu'il devra profiter de cette vague de succès pour ramener les Alouettes dans le quotidien des amateurs de sport montréalais.

« [Je veux] remettre cette franchise là où elle mérite d'être, a-t-il expliqué au micro de la société d'État. La remettre sur ses pieds, autant du côté football avec les nominations d'aujourd'hui, que du côté affaires et commercial. »

« Je crois que cette franchise a le potentiel de revenir à ce niveau-là, estime-t-il. Pour que les Alouettes fassent partie des conversations quand vient le temps des séries éliminatoires, et de la Coupe Grey. On devrait être là. Les succès sur le terrain vont dicter certaines de ces vagues-là. »

« Est-ce que le dynamisme avec l'Impact va nous affecter ou est-ce la dynamique avec les partisans qui nous ont délaissés, ce qui a un lien avec nos performances ? La première chose est d'aller rechercher ceux qui nous ont délaissés, croit le nouveau président des Alouettes, mais Montréal peut avoir une, deux ou trois équipes qui ont du succès. »

Après Pierre Boivin qui a été président du Canadien de Montréal, voici son fils, Patrick, qui devient président des Alouettes, et qui devra se faire un prénom, car les comparaisons seront inévitables.

« Je laisserai les gens faire cette distinction. Il a été impliqué, et je lui en suis extrêmement reconnaissant. Je n'ai pas choisi cette opportunité pour me faire un nom. Si on est capables d'accomplir ce qu'on croit être capables d'accomplir, ça va se faire par soi-même. »

Patrick Boivin précise que la transition prendra quelques semaines, et que tout sera plus clair dans le courant du mois de janvier.

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