La défaite subie par le Canadien Filip Peliwo lundi, à la Coupe Rogers, est à l'image de sa carrière depuis son passage chez les pros : inconstante.

Un texte de Jean-François Chabot

Peliwo est le premier à le reconnaître. Son adaptation au circuit professionnel ne se fait pas en douceur.

« Je connais de bons moments. Si je suis devenu plus fort, il y a encore beaucoup de points à améliorer. Les blessures m'ont d'ailleurs nui. »

En 2013, dans la foulée de son triomphe chez les juniors à Wimbledon (victoire en 2012 en même temps qu'Eugenie Bouchard chez les filles), Peliwo semblait en pleine ascension et amassait les succès et les points au classement de l'ATP.

Puis, en 2014, une vilaine blessure a mis un frein à sa belle poussée. Du coup, sa confiance est tombée au plus bas et il n'est pas facile de remonter la pente.

Cette année, il a passé la majeure partie de sa saison sur terre battue.

« Cette surface est bonne pour moi. Elle m'enseigne la patience. J'apprends à ne pas chercher à trop en faire avec la balle. La mécanique du jeu sur cette surface exige un meilleur transfert de poids et l'utilisation de tous les muscles sur chaque coup », a expliqué Peliwo.

Auparavant, il avait admis avoir connu un très mauvais départ dans son match face à l'Ukrainien Sergiy Stakhovsky.

« Je ne jouais pas de la bonne façon. Je lui ai donné beaucoup trop de points en commettant des fautes directes. À 2-5 dans la deuxième manche, j'ai cru que le match était terminé. J'ai relâché et je me suis mis à bien jouer. Il faut lui donner le crédit. Mais je suis quand même content d'avoir forcé la tenue d'une troisième manche. »

Peliwo sait qu'il doit rester calme. Il sait qu'il a ce qu'il faut pour rivaliser avec les autres. Il doit jouer sans trop penser.

Il tentera d'y parvenir à sa prochaine sortie au Challenger de Vancouver.

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