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Le festival Hoodstock de Montréal-Nord réagit à l’afflux de demandeurs d’asile

Le festival Hoodstock, qui se clôture dimanche à Montréal, a ajouté samedi à sa programmation une conférence sur le phénomène des demandeurs d'asile afin de réagir au phénomène qui prend de l'ampleur dans la métropole.

Créé dans la foulée de la mort du jeune Fredy Villanueva aux mains de policiers en 2008, le festival Hoodstock se déroule à Montréal-Nord, où réside une grande partie de la population haïtienne de la métropole.

L’événement, qui vise « à mobiliser les forces des communautés culturelles avec des ateliers, des spectacles et des moments d’échange », n’a eu d’autres choix que de réagir à cet afflux de migrants, pour la plupart d’origine haïtienne, qui fuient les États-Unis pour le Canada par crainte de perdre leur visa de résidence temporaire.

« On l’a ajouté il y a deux semaines quand on a vu tout l’engouement qu’il y avait par rapport à cette question-là », précise le fondateur du festival, Will Prosper.

« C’est sûr qu’il y a quelque chose de choquant en voyant des gens qui laissent un pays après cinq ans, qui se sont établis pendant plusieurs années et qui se disent qu’ils vont prendre le risque de venir ici au Canada. C’est tout un risque, parce que les chances qu’ils restent au Canada ne sont pas grandes non plus. Il faut faire voyager cette nouvelle-là », estime M. Propser.

Le coordonnateur du Comité d'action des personnes sans statuts, Frantz André, a plaidé pour un changement des mentalités.

« Je pense qu'il est important de désamorcer la perception de beaucoup de gens qu'on est en train de se faire envahir par les Haïtiens », a-t-il dit lors de cette conférence.

Le député de Québec solidaire, Amir Khadir, qui assistait à l’événement, a également lancé un appel à l'ouverture au micro de Radio-Canada.

« Cessons de dire qu'on est une ville sanctuaire », estime la candidate à la mairie de Montréal Valérie Plante, chef de Projet Montréal. Elle estime que les institutions municipales doivent être prêtes et comprendre ce que cela signifie d'être une ville refuge.

Le festival offre dimanche la journée des auteurs allosexuels, trans et victimes de discrimination raciale à la librairie Racines.

Avec les informations de Fanny Samson

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