Le cinéma d'animation canadien a un bel avenir devant lui. Cet art prend de plus en plus d'expansion au pays et les femmes se démarquent dans ce domaine.

« On a eu une année incroyable », affirme Julie Roy, productrice au studio d'animation français à l'Office national du film du Canada (ONF), aux Sommets du cinéma d'animation, qui se déroulaient à Montréal cette semaine.

Deux courts métrages de l’ONF ont remporté les plus grands honneurs au Festival d'animation d’Annecy, « l’équivalent » en animation du Festival de Cannes : Une tête disparaît de Franck Dion a remporté le Cristal du court métrage, tandis que Blind Vaysha de Theodore Ushev a été remis le Prix du Jury.

Ces mêmes œuvres ont en outre été retenues mercredi parmi la présélection de 10 titres pour la 89e édition des Oscars.

Les femmes s'illustrent

De plus en plus de femmes s’intéressent à l’art de l’animation qui prend de l’expansion au Canada. Aux Sommets du cinéma d’animation à la Cinémathèque québécoise, cet intérêt est particulièrement visible.

« Je pense que les femmes ont plus tendance à aller vers le film indépendant pour exprimer quelque chose de plus personnel », a soutenu Lori Malépart-Traversy, réalisatrice du court-métrage Clitoris, qui a gagné plusieurs prix sur les circuits universitaire et national.

« C'est un langage que les femmes aiment s'approprier », a ajouté Janice Nadeau, réalisatrice du court métrage Mamie, une coproduction de l'ONF et de Folimage.

D'après le reportage d'Émilie Dubreuil

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