Une douzaine de manifestants ont passé la nuit de dimanche sous la tente dans un campement sur un terrain du quartier Saint-Henri, dans le sud-ouest de Montréal, pour réclamer la construction de plus de logements sociaux au Québec.

Les manifestants prévoient maintenir l'occupation du terrain encore quelques jours et le Service de police de la Ville de Montréal tolérera le campement.

Les manifestants ont ainsi été réunis à l'initiative du Front d'action populaire en réaménagement urbain (FRAPRU) qui entame une semaine d'occupation de terrains dans plusieurs villes de la province comme Québec, Sherbrooke, Trois-Rivières, Longueuil, Gatineau, Rimouski et Rouyn-Noranda.

Le FRAPRU veut ainsi montrer que des logements sociaux pourraient être construits sur plusieurs terrains de ces grandes villes. L'organisme souhaite ainsi mettre en lumière que le manque de logements sociaux n'est pas lié à un manque d'espace, mais à un manque de volonté politique.

Le gouvernement libéral de Philippe Couillard finance la construction de seulement 1500 logements sociaux par année depuis deux ans, alors que cette cible était deux fois plus élevée avant 2015. Le FRAPRU en réclame, de son côté, quelque 50 000 au cours des cinq prochaines années.

Le ministre des Affaires municipales Martin Coiteux a annoncé une réforme de la Société d'habitation du Québec (SHQ) et de ses programmes comme Accès Logis et le Supplément au loyer qui servent à fournir un logement à coût modique à des milliers de ménages à faible revenu.

Le ministre Coiteux déplore que le nombre de projets à démarrer soit systématiquement inférieur au nombre de projets annoncés. « Alors, il y a quelque chose dans les programmes actuels qui ne fonctionne pas », avait déclaré M. Coiteux.

Le FRAPRU estime que 270 000 ménages québécois vivent dans la pauvreté au Québec.

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