Le Canadien connaît un départ canon en cette saison 2015-2016. Il peut compter sur Carey Price et Mike Condon, qui reçoivent tous les deux des étoiles. Il a aussi un jeu de puissance redoutable.

Un texte de Diane Sauvé

En fait, c'est le jour et la nuit avec l'an dernier. Après 16 matchs en 2014, les hommes de Michel Therrien ne comptaient que 3 buts en avantage numérique avec un pitoyable taux d'efficacité de 7,1 %, bon pour le 28e rang de la LNH.

Cette saison, le Tricolore a déjà enfilé 15 buts grâce à son jeu de puissance et se retrouve au 3e rang du circuit avec un taux de réussite de 27,3 %.

Encore mieux, à ses six derniers matchs, Montréal affiche un taux d'efficacité de 38,9 %. Qu'est-ce qui a changé?

« Pas grand-chose », répond Brendan Gallagher, qui mène le Canadien avec quatre buts en supériorité numérique.

« C'est une question d'attitude. L'an dernier, on a connu tellement un mauvais départ. Nous avions une attitude négative. Cette année, nous avons connu un meilleur départ. Nous construisons là-dessus. Au lieu de parler des façons d'arranger les choses, on parle des façons d'améliorer les choses. »

Jean-Jacques Daigneault, qui s'occupe maintenant de l'avantage numérique, a apporté quelques ajustements, indique Gallagher. « Mais pas tant que ça », précise-t-il.

« On exécute mieux. On entre mieux en zone adverse. On bouge la rondelle beaucoup mieux. Mais cela a beaucoup à voir avec notre attitude quand on saute sur la glace. Au lieu de craindre de se faire marquer ou de faire une erreur, on veut produire. »

Le nouveau venu Tomas Fleischmann remarque qu'il y a beaucoup de réunions au sujet de l'avantage numérique et que les joueurs se concentrent beaucoup à envoyer la rondelle au filet.

Ce qui change aussi, c'est le nombre d'occasions à la hausse en supériorité numérique pour le Canadien. Montréal compte déjà 55 occasions cette saison et se retrouve au 2e rang de la LNH à ce chapitre. L'an dernier, après 16 matchs, ce chiffre n'était que de 42 et l'équipe a terminé la saison au 20e rang du circuit, avec 243.

« Quand on en arrachait la saison dernière, lance Gallagher, on avait à peine un ou deux avantages numériques par match. Maintenant, si on en a un ou deux, on s'assure d'en profiter. Si on a quatre ou cinq jeux de puissance, c'est énorme pour nous. »

Il y a le facteur chance, selon P. K. Subban. Le défenseur souligne aussi que tous les joueurs sont sur la même longueur d'onde et comprennent leur rôle. Puis le mot magique revient : positif.

« Nous travaillons ensemble, nous communiquons et nous restons positifs. Si nous ne marquons pas, nous préférons penser à la prochaine occasion. Il est encore très très tôt. Nous n'avons pas encore joué 20 matchs. On ne s'emballera pas avec ça. »

Sage P.K.

Gallagher ne changera pas

Par ailleurs, même si le CH s'est vu refuser deux buts en une semaine à cause de l'obstruction de Brendan Gallagher à l'endroit du gardien adverse, le numéro 11 insiste, il ne changera pas son style.

« Je vais jouer de la même façon, indique Gallagher. J'ai atteint la LNH en jouant de cette façon. Je ne veux pas que des buts soient refusés. Mais si je change mon style, je ne serai pas aussi efficace. »

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