BILLET - Marc Bergevin devrait disposer d'une marge de manœuvre d'un peu plus de 17 millions de dollars sous le plafond salarial quand la saison prendra fin. Il voudra améliorer son équipe. Comment dépensera-t-il cet argent à votre avis?

Le vice-président de la Ligue nationale, Bill Daly, a laissé entendre lors de la réunion des gouverneurs que le plafond salarial se situerait autour de 80 millions de dollars américains par équipe l’an prochain. Je précise que le Canadien a des engagements pour 62 341 309 $ en vue de la prochaine saison.

Tavares d’abord

Tout le monde en parle. Le Canadien doit tenter le coup. Mais John Tavares coûtera au bas mot 10 millions de dollars par année.

En tenant compte de la faiblesse du dollar canadien et du montant additionnel qu’il faudra consentir pour compenser le niveau d’imposition canadien (et québécois), c’est 15 millions de dollars canadiens par année que le Tricolore devrait investir.

Pas impossible. C’est jouable. Et c’est beaucoup d’argent.

John Carlson

Le défenseur connaît la meilleure saison de sa carrière à Washington.

Ce matin, au classement des pointeurs, son nom se retrouve au 1er rang des défenseurs, devant Burns, Subban, Hedman et autres Doughty. Lui aussi va demander la lune. Si Bergevin adhère à la croyance qui veut qu’on bâtisse par l’arrière, c’est là qu’il mettra ses $. Et ça va coûter dans les 8 millions par année (au moins!).

Il y aurait cependant une porte de sortie additionnelle, côté financier. Carlson est droitier, comme Weber. On ne garderait pas un troisième droitier, Jeff Petry, pour le faire jouer 10 minutes par match. Pas avec un salaire de 5,5 millions!

Petry a une clause de non-mouvement restreinte. Marc Bergevin peut lui demander de soumettre une liste d’équipes auxquelles il accepterait d’être échangé. Et le directeur général peut faire pression en envoyant Petry dans la Ligue américaine, ce qui est très méchant et très efficace.

Dans un échange, Bergevin pourrait tenter de récupérer les choix de deuxième et quatrième tours qu’il avait cédés pour obtenir Petry, avec l’économie du salaire à l’avenant.

Ilya Kovalchuk

Il songe à revenir en Amérique. Il aiderait l’attaque, c’est certain, mais on a déjà un tireur d’élite qui se cherche un centre (Pacioretty).

Un entraîneur de la LNH qui a eu Kovalchuk sous ses ordres me disait de lui qu’il est « absolument in-ca-pa-ble d’appliquer un patron de jeu défensif ». Et il ajoutait : « Le meilleur gars du monde, mais il n’a jamais gagné un concours d’algèbre ». C’est un peu cru. Mais je me contente de citer.

Et les autres?

Je ne vais pas vous enquiquiner sur 200 lignes pour faire le tour de toutes les options qui s’offrent à Marc Bergevin. Au centre, elles sont d’ailleurs très limitées. À moins que Tyler Bozak ne vous tente…

Peut-être Bergevin aurait-il intérêt à tenter d’obtenir les droits de qui appartiennent aux Knights de Vegas. Gusev a 25 ans. Il est parmi les meilleurs joueurs de la KHL. On a vu aux Jeux de Pyeongchang combien il est habile et créatif. Il a encore un an de contrat avec Saint-Pétersbourg. Mais ça se négocie ces trucs-là.

Autrement, il y aurait peut-être moyen de tenter un échange pour obtenir J.T. Miller de Tampa. Miller sera joueur autonome avec compensation à l’issue de la campagne. Rien n’empêche le Lightning de le mettre sous contrat. Mais dans les deux prochaines saisons, Steve Yzerman devra renégocier des ententes avec Nikita Kucherov, Ryan McDonagh, Yanni Gourde, Brayden Point, Anton Stralman, Brayden Coburn et Dan Girardi.

Il va épurer, c’est certain. Mais il lui faudra quand même beaucoup d’argent et beaucoup d’espace sous le plafond salarial.

Et vous?

En conclusion, Bergevin a au moins l’avantage d’avoir l’argent et l’espace pour magasiner. C’est la bonne nouvelle. Pour le reste, j’attends vos suggestions. Je reviendrai sur les meilleures dans une prochaine chronique.

Et n’oubliez pas que Tomas Plekanec sera joueur autonome le 1er juillet.

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