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Le maire de Brossard mis dans l'embarras par des actes de sa femme

L'opposition municipale à Brossard dénonce les agissements de la femme du maire Paul Leduc qui a tenté d'obtenir un poste auprès d'une compagnie italienne de meubles en même temps qu'elle y magasinait pour le bureau de son mari à l'Hôtel de Ville. Le parti Renouveau Brossard envisage de saisir la Commission municipale.

Un texte de Thomas Gerbet

Le chef de l'opposition Antoine Assaf se dit « choqué », mais « pas étonné » par cette affaire. « Ce n'est pas éthique. Elle n'aurait pas dû se servir du nom du mari pour influencer une compagnie quelconque. Et le maire n'aurait pas dû acheter les meubles. »

Des courriels publiés par Le Journal de Montréal démontrent que Louise Plante a effectué elle-même des démarches pour acheter 12 000 $ de meubles italiens destinés au bureau de son mari, alors qu'elle n'est pas employée de la Ville. Dans le même temps, elle a tenté d'obtenir un poste auprès de la compagnie italienne.

En entrevue à Radio-Canada, le maire Paul Leduc réfute tout conflit d'intérêts. « Nous n'avons retiré aucun avantage », dit-il en précisant que sa femme n'est finalement pas devenue représentante de la compagnie italienne de meubles.

Paul Leduc explique que sa décoratrice de l'époque lui avait conseillé de magasiner lui-même des meubles et c'est pour cette raison qu'il a fait appel à sa conjointe. « Il y a eu une coupure entre ma femme et la Ville. », explique-t-il. « Ma femme n'a jamais été impliquée dans cette transaction, sauf d'aller chercher des renseignements, à ma demande ».

Quant à la proposition de devenir représentante pour Bralco au même moment où elle préparait cette commande pour la Ville, Paul Leduc n'y voit rien à redire. « Ma femme pourrait être représentante de n'importe quelle compagnie. Elle n'avait pas besoin d'un achat pour le devenir. Ça fait 25 ans qu'elle travaille dans l'import-export. Elle n'a rien négocié ».

Le maire de Brossard affirme avoir remis tous ces courriels au directeur général de l'époque, Patrick Savard.

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