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Le meilleur du 39e Festival international de jazz de Montréal

Lors d'un festival qui compte environ 500 concerts en salle ou en plein air, on ne peut jamais tout voir, bien entendu. Voici néanmoins un petit palmarès de grands moments et de diverses considérations au terme de 31 concerts vus depuis 10 jours.

Ce qu’il y a de bien, c’est que des tas de gens pourraient avoir une liste complètement différente, selon leur propre parcours. Ne vous gênez pas pour nous faire connaître vos propres coups de cœur du Festival international de jazz de Montréal (FIJM).

Le concert jazz que l’on espérait plus : Herbie Hancock, en forme comme s’il avait 48 ans – il en a 78 –, qui nous offrait un concert où figurent des immortelles de ses disques phares (Head Hunters, Thrust, Dedication) des années 1970. Hal-lu-ci-nant!

Le concert jazz de pure beauté : Brian Blade et ses collègues du Fellowship Band. Quatre-vingt-dix minutes de beauté jazzistique et de raffinement. Un pur délice.

Le concert jazz universel : Zakir Hussain (Inde), Dave Holland (Royaume-Uni) et Chris Potter (États-Unis), trois instrumentistes à la dextérité phénoménale, qui ont repoussé les limites de l’intégration musicale au cours de cette prestation exceptionnelle.

Le concert où l'on a le plus sué : celui de Jain, dans le MTelus, qui était transformé en étuve, comme dans le bon vieux temps du Saunapolis (Métropolis).

Les concerts incendiaires en plein air : dans des genres différents, Boulevards (funk moderne), le Spanish Harlem Orchestra (salsa) et The Suffers (soul) ont fait fondre le bitume de la place des Festivals, qui était déjà brûlant en raison de la canicule.

Le meilleur concert d’un artiste pop : Seal.

Le meilleur concert de reprises : Dee Dee Bridgewater, avec ses chansons soul de Memphis.

Le meilleur concert de grands succès : durant une heure en plein air, je crois bien que le Canadien David Myles a joué tous ses tubes.

Le coup de cœur : Davina and the Vagabonds. Davina, originaire de Minneapolis, a une voix élastique, du coffre, de la personnalité et un humour irrésistible. On espère la revoir dans une salle en tête d’affiche pour le 40e anniversaire du FIJM.

La voix qui déplace des montages : Hannah Williams and the Affirmations. Imaginez Ann Wilson (Heart) qui chante du Led Zeppelin. En fait, c’est exactement ce que la Britannique a fait en interprétant Dazed and Confuzed en mouture soul.

L’artiste le plus en forme : le Montréalais Jordan Officer qui, durant l’interprétation de la bien nommée One Handed Push-Ups, a fait des flexions sur une main en buvant son verre de gin de l’autre.

La plus spectaculaire tenue : l’ensemble brillant comme une boule disco de Jill Barber.

La tenue de vacances : Thundercat qui s'est pointé à la salle Wilfrid-Pelletier avec une casquette blanche sur ses cheveux rouges, un maillot à rayures, des bermudas orange et des longs bas roses… portés dans ses sandales.

La tendance du moment : ce n’est pas d’hier que l’on voit, ici et là, une chanteuse pieds nus sur scène. Joss Stone, notamment, le fait depuis des années. Mais trois artistes (Emma Frank, Hannah Williams, Beth Hart) le faisant dans la même semaine, je n’avais jamais vu ça. Nouvelle tendance ou hasard?

La meilleure déclaration sur scène : « Food is love [la bouffe, c’est de l’amour] », de Kam Franklin, la chanteuse du groupe The Suffers. Tellement d’accord.

L’erreur d’étiquetage : dans la petite tente où l’on vend des disques sur le site extérieur du FIJM, on a vu l’album de Jain (Zanaka) étiqueté « jazz » et le coffret du centenaire de Lady In Satin, de Billie Holiday, classé dans la catégorie « Pop et rock ». Trouvez l’erreur.

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