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Le milieu de la danse aura bientôt son quartier général à Montréal

D'importants organismes de la danse qui, jusqu'à présent, étaient dispersés dans la ville, se trouvent maintenant au même endroit. Situé en plein cœur du Quartier des spectacles, l'Espace danse de l'édifice Wilder offre dorénavant des locaux mieux adaptés aux danseurs et devient déjà un repère pour le cinquième art.

Un texte de Julie Jasmine Boudreau

Les ouvriers s’empressent de terminer les travaux à l'édifice Wilder pour accueillir sous un même toit quatre organisations : l'Agora de la danse, Tangente, l'École de danse contemporaine de Montréal, et un peu plus tard en 2017, les Grands Ballets canadiens.

« Pour moi, ce qui est extraordinaire, c'est cette espèce de synergie entre quatre organisations, s’enthousiasme Lucie Boissinot, directrice artistique et des études de l'École de danse contemporaine de Montréal. Le fait d'être sur la place des Festivals est symbolique pour l'école, mais aussi pour la danse. Enfin l'art de la danse a pignon sur rue dans la cité! »

L’espace est lumineux. Tout y a été savamment pensé pour assurer la qualité de la pratique de la danse : surfaces décuplées, température soigneusement réglée, planchers résilients, hauteur de plafond facilitant les portés et qualité de l'air exceptionnelle.

« Ici, l'air est changé six fois l'heure. Pour le danseur, dans sa pratique, c'est énorme », confie la danseuse Léa Tremblay.

Même des objets aussi simples que des rideaux noirs peuvent améliorer la vie d'un danseur.

Les miroirs avec les rideaux, c'est important, parce que des fois, on a besoin de danser sans se voir ou en se voyant.

Léa Tremblay, danseuse

L’Espace danse contient trois salles de représentation à géométrie variable.

« Nos sièges de spectacle peuvent être disposés de tous les côtés. On peut se retrouver avec une production où l'on aura du public sur quatre côtés, sur trois, sur deux ou à l'italienne classique », indique Frédérique Doyon, commissaire invitée à l'Agora de la danse.

Six étages sont exclusivement consacrés à la danse. Les trois étages restants abriteront à l'automne trois autres institutions culturelles. L'Office national du film aménagera dans l'édifice voisin l'an prochain.

Avec un budget de 100 millions de dollars, la conversion de cet édifice centenaire ne s'est pas déroulée sans embûches.

« Selon le premier échéancier en 2013, on parlait d'un déménagement en 2015. Le calendrier a glissé un petit peu... », dévoile Yves Rocray, directeur général de l'École de danse contemporaine de Montréal.

Avec près de trois ans de retard, la première représentation publique à l’Espace danse de l’édifice Wilder a eu lieu mercredi soir. Le milieu montréalais de la danse a enfin sa propre demeure.

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