MONTRÉAL - Quand un promoteur, quel qu'il soit, garde le silence sur la vente de ses billets, ce n'est habituellement pas bon signe.

Un texte de Jean-François Chabot

Or, du côté de Hockey Canada, on se montre très discret sur ce point à six semaines du Championnat mondial, dont Montréal accueillera la finale pour la première fois depuis 1978.

La présence du président de la Fédération internationale de hockey (IIHF), René Fasel, pour un point de presse où il n'y avait aucune nouvelle annonce officielle est un signe qui ne ment pas. La prévente de donne pas les résultats escomptés.

C'est sans doute la raison pour laquelle le président de Hockey Canada, Tom Renney, a laissé entendre que les amateurs pourront, d'ici deux semaines, se procurer des billets à l'unité pour les tous matchs présentés au Centre Bell entre le 26 décembre et le 5 janvier, date du match pour la médaille d'or.

Cette information s'ajoute au fait que le prix des billets a été réduit de 30 % par rapport à l'édition 2016.

Jusqu'à présent, l'amateur de hockey devait absolument acheter un forfait pour quatre matchs au prix plancher de 191 $. Le tarif exigé pouvait atteindre 430 $ l'unité pour la phase préliminaire. Pour avoir droit à la finale, il fallait se procurer un forfait de 19 matchs dont le prix variait de 696 $ à 1887 $.

De plus, afin de générer une ambiance plus chaleureuse au Centre Bell pour les matchs où le Canada ne joue pas, seules les places des niveaux 100 et 200 (les rouges) seront disponibles.

La manne canadienne

Pour Fasel, Montréal doit être une vitrine majeure pour ce rendez-vous annuel important pour sa fédération.

« Je pense que Hockey Canada a bien réagi en baissant les prix, c'est important. On a aujourd'hui des prix qui sont quand même abordables pour que les partisans viennent nous suivre. Mais même avec 8000 spectateurs au Centre Bell, c'est beaucoup plus que l'on en a en Europe. »

« En Europe, le sport junior ne fait pas succès, comme le sport féminin non plus. Même au soccer, si vous avez des championnats du monde juniors, à n'importe quelle catégorie d'âge, vous n'aurez pas de spectateurs. On n'a pas cet intérêt pour le sport junior comme vous l'avez ici en Amérique du Nord. Si nous venons ici tous les deux ans, c'est également pour profiter de cet afflux de spectateurs », a reconnu Fasel.

Fasel a insisté pour rappeler que les profits générés par le tournoi - on parle ici en millions de dollars - revenaient en grande partie dans les coffres de Hockey Canada afin de bénéficier aux organisations de hockey mineur à travers le pays.

Le fait demeure que pour une famille de quatre, il en côute cette année encore environ, au minimum, 300 $ pour assister à un match de ce grand tournoi junior.

Et on ne parle pas ici de la finale.

Subvention de Québec

Malgré le fait que l'organisation du tournoi génère des millions en profits directs, un communiqué remis aux médias lundi indiquait que le gouvernement du Québec allait injecter 1,5 millions de dollars dans le budget de l'opération.

De cette somme, 500 000 $ proviennent du ministère de l'Éducation (fonds pour le développement du sport et l'activité physique), 600 000 $ du Fonds d'initiative et de rayonnement de la métropole, et 300 000 $ du Programme de développement de l'industrie touristique.

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