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Le Montréalais accusé d'avoir incité à la haine est libéré

Antonio Padula, 45 ans, a été remis en liberté sous condition. Le résident de Kirkland, arrêté mardi soir, est accusé d'avoir proféré des menaces et fomenté la haine sur les réseaux sociaux.

Un texte de Geneviève Garon

L'accusé a rencontré un criminologue de l'institut Philippe-Pinel, jeudi matin, avant son audience pour remise en liberté.

Selon son avocate, Anna Levin, l'évaluation n'a révélé « rien de spécifique », et les résultats sont confidentiels pour l'instant.

La Couronne a consenti à ce qu'Antonio Padula retrouve sa liberté, à condition qu'il respecte plusieurs conditions. Il doit verser une caution de 500 $ et aller rencontrer son médecin dans les 48 heures suivant sa remise en liberté. Il lui est interdit de naviguer sur internet et d'utiliser un ordinateur ou un téléphone intelligent. Un de ses proches s'est aussi engagé à payer une caution de 1000 $.

Antonio Padula a affirmé devant la juge Dominique B. Joly qu'il lui serait « très facile » de respecter les conditions. Après deux nuits loin de sa famille, M. Padula a hâte de retourner chez lui, auprès de ses proches, affirme Me Levin. Il n'a pas d'antécédents judiciaires.

Des gazouillis préoccupants

Antonio Padula a été arrêté à sa résidence de Kirkland tard mardi soir. Des gazouillis inquiétants du compte « @hermit_spirit » ont attiré l'attention des policiers.

L'auteur de ces messages écrivait, entre autres, avoir peur d'être soumis à la charia : « Nous devons les tuer avant qu'ils ne nous tuent et épousent nos enfants » (notre traduction).

La personne derrière ce compte a publié de nombreux gazouillis à connotation violente après l'attentat au Centre culturel islamique de Québec, dimanche soir.

Antonio Padula sera de retour en cour le 9 mars.

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