Retour

Le nouveau pont Champlain doit prendre forme en 2017

Le nouveau pont Champlain sera de plus en plus visible dans le paysage montréalais cette année, en aval du vieux pont ouvert en 1962.

Un texte de Benoît Chapdelaine

Déjà 35 % du projet est réalisé, selon le consortium Signature sur le Saint-Laurent, même si ce n’est pas apparent pour le passant qui observe à distance les quelques pièces au-dessus de la surface.

« C'est parce que énormément de travail a été fait sous l'eau, explique le directeur de la coordination du projet, Daniel Genest. Les éléments plus visibles, on les voit sortir de l'eau maintenant. »

Le consortium responsable de la conception et de la construction du nouveau pont prévoit avoir réalisé 70 % du projet en 2017, une « année charnière » selon Daniel Genest.

Le nouveau pont doit s’ouvrir à la circulation en décembre 2018.

Les jambes du pont vont sortir de l'eau

« En 2017, de l'île des Sœurs jusqu'à Brossard, on va mettre en place les segments des piles, explique M. Genest. Les piles sont les fameuses jambes du pont Champlain. Une fois que ce sera terminé, on va placer les chevêtres, qui permettent de supporter les trois corridors de circulation du nouveau pont Champlain. »

Les 37 chevêtres, des pièces d'acier de 50 mètres de largeur et d'une douzaine de mètres de haut, fabriquées en Espagne, seront installés progressivement à compter de la fin de l'hiver ou du début du printemps.

La prochaine étape sera de mettre en place la charpente du tablier du pont, l'ossature en acier. Une fois que les poutres-caissons [seront] en place, on va compléter avec les dalles de tablier qui vont supporter la circulation. Ce sont toutes des activités qu'on va commencer en 2017 et continuer en 2018.

Daniel Genest, directeur de la coordination du projet du nouveau pont Champlain

Le nouveau pont Champlain se distingue surtout par sa partie haubanée au-dessus de la voie maritime, une différence majeure avec le pont actuel.

« Ce qui va vraiment ressortir, c'est qu'on va voir le pylône principal prendre son élévation jusqu'à son point maximum d'environ 160 mètres, souligne M. Genest. Présentement, on est à la hauteur d'une cinquantaine de mètres avec la mise en place du début du tablier du pylône principal. »

Les ouvriers devraient accrocher les premiers haubans en 2017. Tous ces travaux vont entraîner une intense circulation maritime, car plusieurs pièces sont livrées par bateau.

« Ce qu'on voit sur le fleuve aujourd'hui n'est rien, comparé à ce qu'on va voir en 2017, indique le responsable de la coordination. La quantité de barges, de remorqueurs maritimes de tous types, de grues sur barges, et la chorégraphie de tous ces éléments-là [vont] faire qu'il va y avoir une fourmilière d'activités sur le fleuve. »

Un projet excitant

« C'est un projet excitant, qu'on soit cadre ou travailleur, conclut Daniel Genest. C'est un projet de société, un projet d'une vie.[...] Généralement, les cadres et travailleurs ont fait de grands projets, mais souvent à la baie James, à La Romaine ou dans d’autres endroits isolés. Là, on construit un grand projet dans notre ville natale, un projet de qualité dont les Montréalais vont être fiers. »

Jusqu'à un millier de travailleurs devraient œuvrer sur le chantier durant la période de pointe l'été prochain. Il y en avait 550 à la mi-décembre.

Plus d'articles

Commentaires

Vidéo du jour


Une caméra de sécurité montre quelque chose d'extraordinaire





Rabais de la semaine