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Le parti Coalition Montréal à la croisée des chemins

À un peu plus d'un an des élections municipales, le parti Coalition Montréal arrive à la croisée des chemins. Le comité exécutif se réunira à la mi-septembre pour discuter de son avenir.

Un texte de Benoît Chapdelaine

Avec à peine une soixantaine de donateurs et une dette de 260 000 $, selon le rapport financier 2015, tout indique que le parti n'existera plus que sur papier après les élections de 2017. Son ancien candidat à la mairie, Marcel Côté, est mort en 2014, et sa principale alliée, Louise Harel, n'a pas été réélue en 2013.

Coalition Montréal ne compte plus que 5 élus sur 65 au conseil municipal : Elsie Lefevbre, Russell Copeman, Réal Ménard, Marvin Rotrand et Benoît Dorais.

Or, les trois premiers siègent au comité exécutif ou y sont associés, tandis que Marvin Rotrand est vice-président de la Société de transport de Montréal, des postes stratégiques qui relèvent en grande partie du maire Denis Coderre.

Le maire de l'arrondissement de Mercier-Hochelaga-Maisonneuve, Réal Ménard, a déjà indiqué en mars qu'il se présenterait en 2017 avec l'équipe du maire Coderre. Le chef de Coalition Montréal, Benoît Dorais, a également indiqué qu'il ne serait pas candidat à la mairie de la Ville, mais se présenterait à nouveau comme maire de l'arrondissement du Sud-Ouest.

Benoît Dorais sollicité

Le maire de Montréal, Denis Coderre, ne cache pas son intérêt pour Benoît Dorais en vue des élections de 2017.

Mais le principal intéressé dit être sollicité par trois partis politiques.

« Les gens de Vrai Changement, je m'entends avec une bonne partie d'entre eux, dit Benoît Dorais. Ça serait intéressant que je rejoigne leurs rangs, pour redémarrer, donner un second souffle à ce parti-là. M. Coderre aimerait bien ça aussi. Puis Projet Montréal, ils sont quatre élus dans l'arrondissement ici, c'est intéressant pour eux... Moi, je n'ai fait aucun choix. »

La politique, un sacerdoce pour Luc Ferrandez

Entre-temps, le parti Projet Montréal se choisira un chef cet automne. Le maire du Plateau-Mont-Royal et chef intérimaire, Luc Ferrandez, reconnaît les difficultés d'attirer des candidatures à l'extérieur du parti.

« Vous savez, la politique, notamment la politique municipale, c'est un sacerdoce... Les gens qui ont le profil nécessaire pour faire le travail, il faudrait qu'ils quittent leur travail pour venir faire ça. C'est un pensez-y-bien. Par contre, au sein du parti, on a de bons candidats qui vont lever la main. Au sein de ces candidats-là, je suis persuadé qu'il va y en avoir qui vont réussir à relancer Projet Montréal durablement. »

Pour l'instant, seul le conseiller municipal de Rosemont, François Limoges, a manifesté officiellement son intérêt.

Quant au parti Vrai Changement pour Montréal, fondé par Mélanie Joly en 2013, une course à la direction y est prévue l'hiver prochain. La chef actuelle, la conseillère de Pierrefonds, Justine McIntyre, a indiqué récemment qu'elle souhaitait être candidate à la mairie pour le parti l'an prochain, mais pas candidate « par défaut ».

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