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Le pédophile Marc Clermont renonce à être remis en liberté

Marc Clermont, l'homme accusé d'avoir agressé sexuellement une fillette en payant sa mère à Longueuil, s'est résigné à demeurer derrière les barreaux et ne tentera pas d'être libéré pendant les procédures judiciaires. Pendant ce temps, la police poursuit son enquête à la recherche d'autres victimes.

Un texte de Geneviève Garon

« Il sait qu'il n'a pas de chance d'obtenir une remise en liberté, alors il ne va pas la demander », affirme l'avocat de Marc Clermont, Jean Gauthier.

Me Gauthier n'a donc plus l'intention de plaider pour la libération sous caution de son client de 61 ans, vendredi, au palais de justice de Longueuil.

L'avocat affirme que toute la preuve ne lui a pas encore été communiquée. L'audience de vendredi devrait donc être rapide, puisqu'il attend de connaître l'évolution du dossier avant d'orienter clairement les procédures judiciaires.

Vers de nouvelles accusations?

Depuis le mois de mars, la police poursuit son enquête à la recherche d'autres victimes et il n'est pas exclu que de nouvelles accusations soient portées contre Marc Clermont. « De nouvelles informations sont recueillies et analysées présentement », explique le porte-parole du Service de police de l'agglomération de Longueuil, Tommy Lacroix.

Marc Clermont est détenu depuis son arrestation il y a deux mois et demi. Il fait face à 14 chefs d'accusation, dont agression sexuelle et obtention de services sexuels d'une personne de moins de 18 ans moyennant rétribution.

Les agressions se seraient déroulées de mai 2013 à mars 2017, alors que la fillette avait de 6 à 9 ans. Il aurait payé sa mère pour lui permettre d'avoir des rapports sexuels avec l'enfant.

Marc Clermont avait déjà été condamné à trois ans de pénitencier, en 2010, pour des crimes de la même nature.

À la lumière de ses antécédents judiciaires, Me Gauthier est conscient que si son client est reconnu coupable une nouvelle fois, il pourrait s'exposer à être déclaré délinquant dangereux. « On va contester », soutient-il.

Le procureur Miguel Boisvert est maintenant en charge du dossier au bureau du Directeur des poursuites criminelles et pénales.

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