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Le premier recours déposé au nom des naufragés de l'autoroute 13 sera débattu à l'automne

Le juge Donald Bisson, de la Cour supérieure, a décidé jeudi que c'est la première demande de recours collectif déposée au nom des automobilistes qui sont restés coincés sur les autoroutes 13 sud et 520 est, lors d'une tempête de neige à la mi-mars, qui procédera.

Des centaines de personnes sont couvertes par cette démarche entreprise par les cabinets Deveau avocats et Trudel Johnston et Lespérance. Le juge Bisson a du même coup suspendu un second recours intenté par l'avocat Joey Zurkan, de LPC avocat.

Un débat sur l'autorisation du recours collectif aura lieu au début de l'automne, puisque le gouvernement du Québec et la Ville de Montréal contestent cette demande en justice.

Les indemnités réclamées en dommages et intérêts subis pour préjudice moral sont de 2000 $ par victime. Pourrait s'ajouter un montant additionnel de 500 $ en dommages punitifs et exemplaires pour atteinte illicite au droit à la sécurité.

Des dommages matériels et particuliers (essence, perte de salaire, etc.) sont aussi demandés. La poursuite pourrait ainsi atteindre 1 million de dollars.

Le recours sera plaidé au nom de Gilles D. Beauchamp. Selon les avocats, ce dernier a mis sept heures à se rendre à son domicile le soir de la tempête. Souffrant d’une blessure sportive, il a souffert « pendant de longues heures » dans son véhicule, sans analgésique ni antidouleur.

La poursuite allègue que les autorités visées, soit la Sûreté du Québec, le ministère des Transports, le ministère de la Sécurité publique et la Ville de Montréal, ont « commis des fautes grossières dans la gestion du blocage routier ».

Les plaignants déplorent avoir été « prisonniers de leur véhicule pendant une dizaine d'heures, par temps froid, avec une information limitée, voire inexistante, sur les opérations de secours ». Ils soulignent que les services d'urgence ne sont arrivés sur place qu'au petit matin pour les aider.

Les victimes affirment notamment avoir subi de l'inconfort, du stress et de l'anxiété durant ces événements.

Le gouvernement du Québec a demandé pour le 26 mai un rapport d'enquête externe à l'ex-sous-ministre Florent Gagné, au sujet de ce cafouillage. Le spécialiste en gestion de crise Michel Doré doit aussi remettre un rapport d'ici la fin avril.

Une sous-ministre adjointe a perdu ses responsabilités en matière de sécurité civile dans la foulée de ces événements. De son côté, la Sûreté du Québec a relevé deux officiers de leurs fonctions et annoncé la nomination d’un nouveau directeur des mesures d’urgence.

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