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Le président de l'AMA veut que Montréal devienne un pôle de la lutte contre le dopage

Dans son discours, devant le Conseil des relations internationales de Montréal (CORIM), vendredi, Sir Craig Reedie, président de l'Agence mondiale antidopage (AMA), y est allé d'un plaidoyer pour que son organisme et la ville qui héberge son siège social, tissent des liens encore plus serrés.

Contrairement à l’annonce faite en novembre dernier, il n’est pas encore officiel que l’AMA restera dans la métropole québécoise jusqu’en 2031.

Des détails administratifs ont ralenti le processus selon Monsieur Reedie mais il s’attend à ce que tout soit complété d’ici quelques semaines.

« Les gouvernements fédéral et provincial, qui financent Montréal International, s’assurent de mettre les points sur les i et les barres sur les t. Oui, nous serons ici et c’est bien de pouvoir dire aux 89 employés que nous restons, qu’il n’y ait pas le moindre doute. »

L’Écossais de 77 ans, en poste depuis 2014, a par ailleurs annoncé qu’un partenariat avait été conclu au cours des derniers jours avec les Fonds de recherche du Québec.

Les deux parties injecteront chacune un million de dollars, au cours des cinq prochaines années, pour financer différents projets de recherches, dont l’un portera sur l’utilisation de l’intelligence artificielle pour améliorer l’évaluation des données dans la lutte contre le dopage.

« Nous allons gérer les demandes de projets, explique Serge Marchand, directeur scientifique du Fonds de recherche Santé. Tous les chercheurs peuvent arriver avec un projet et des comités d’experts vont décider quels sont les meilleurs que nous financerons pour trouver des solutions antidopages. »

« Les recherches seront faites exclusivement par des universitaires du Québec et non pas par des compagnies pharmaceutiques », assure quant à elle Louise Poissan, directrice scientifique du Fonds de recherche Société et Culture.

« Ça fait partie de l’offre de Montréal International et du Canada pour nous garder ici jusqu’en 2031, se réjouit Reedie. De mon point de vue, c’est significatif qu’on nous dise : ‘’nous sommes heureux de nous associer à vous dans un secteur particulièrement important de votre travail’’. »

Craig Reedie aimerait même qu’une université montréalaise crée une chaire de la lutte contre le dopage dans le sport.

« Vous avez quatre splendides universités ici alors je me suis dit que j’allais lancer l’idée et défier les gens. Pourquoi ne feriez-vous pas ça? Le laboratoire de Montréal est l’un des meilleurs au monde et la directrice Christiane Ayotte est une véritable experte mondiale. Ce n’est qu’une suggestion. Pourquoi ne tireriez-vous pas profit de vos forces? »

Le dopage en régression?

Seulement quatre athlètes ont été testés positifs aux Jeux olympiques de Pyeongchang, selon l’AMA. Son président considère que c’est le dépistage en amont de ces jeux qui explique cette si faible statistique.

« Nous avons constitué une force d’intervention pour le Comité international olympique et quelque 17 000 tests ont été faits avant les jeux, à travers le monde, avec emphase sur les athlètes russes, pour des raisons évidentes. Et environ

30 personnes ont été exclues et ne se sont pas présentées à ces jeux. Nous apprenons toujours et peut-être que nous nous améliorons. »

Le public a-t-il pour autant confiance que les athlètes présents à Pyeonchang étaient tous « propres »?

« Je crois que oui, si vous regardez les statistiques, estime Reedie. »

Il a par ailleurs confirmé une nouvelle parue la veille, à l’effet que la Russie faisait preuve d’une nouvelle ouverture, afin que sa suspension soit levée.

« Le dernier plan soumis s’en va dans la bonne direction, confie-t-il. Il y a deux conditions à respecter, l’une étant la reconnaissance des erreurs commises dans les dernières années. Et la seconde c’est que nous ayons accès aux échantillons qui sont entreposés dans leur laboratoire de Moscou. J’ai suggéré que nous fassions le travail ensemble et si nous trouvons des anomalies, laissons l’agence antidopage russe gérer les résultats. Ce serait un geste de coopération qui prouverait que les choses ont changé. »

Le président croit que les choses bougeront peut-être un peu plus vite après le Mondial de soccer qui s’ébranlera le 14 juin.

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