Retour

Le retour des « vespasiennes » à Montréal

Montréal compte entreprendre l'an prochain l'installation d'une douzaine de toilettes publiques au centre-ville.

Un texte de Benoît Chapdelaine

L'arrondissement de Ville-Marie a adopté jeudi dernier un budget de plus de 1 million de dollars par année, pendant trois ans, pour ce projet. Cela coûtera 300 000 $ en moyenne par toilette individuelle. Un projet prévu l'an dernier a été annulé faute de soumissionnaires et un nouvel appel d'offres doit être lancé bientôt.

Montréal a déjà eu ses vespasiennes implantées dans les années 30 par l'ancien maire Camilien Houde, mais elles n'étaient pas autonettoyantes comme celles désirées par l'arrondissement de Ville-Marie.

Le partenariat du Quartier des spectacles, qui gère depuis quatre mois la roulotte transformée en toilette publique à la place Émilie-Gamelin, dresse un bilan très positif de ce service, ouvert seulement durant les heures d'animation du site.

Le directeur des opérations, Benoît Lemieux, affirme que « les employés et gérants de parc ne faisaient pas de la sécurité, ils allaient voir surtout la propreté. On maintenait la toilette propre, on n'a jamais été témoin de quoi que ce soit au niveau des toilettes, aucune altercation, on n'a été témoin de strictement rien ».

La Plaza Saint-Hubert, dans l'arrondissement de Rosemont, a installé cet été sur la rue et le trottoir trois toilettes individuelles pour sa clientèle. Elles ressemblent, par leur forme, à des toilettes chimiques, mais sont dotées d'un réservoir d'eau.

Les mesures du réservoir d'eau indiquent qu'environ 2000 personnes les utilisent par semaine, selon le directeur général de la Plaza, Mike Parente. Ce qui fait l'affaire des commerçants.

« Ça mettait un gros stress sur les commerçants ou restaurateurs qui sont sur place et les autres qui auraient pu avoir des gens qui peuvent utiliser leur toilette. C'était des bars et généralement avec des enfants en bas de 18 ans, ils ne pouvaient pas entrer », explique Mike Parente.

Les toilettes de la Plaza Saint-Hubert disparaîtront au cours de l'automne, car elles ne sont pas chauffées. La première toilette publique autonettoyante au centre-ville doit apparaître l'an prochain, si tout va comme prévu.

Plus d'articles

Commentaires