Le Canadien Vasek Pospisil se sent bien à Montréal. Franchement appuyé par la foule, il aimerait bien répéter son parcours de 2013 où il avait atteint le carré d'as.

Un texte de Jean-François Chabot

Satisfait du résultat de son match de premier tour face au Taïwanais Yen-Hsun Lu, Pospisil se considérait quand même chanceux d'en être sorti vainqueur en dépit de son jeu inégal.

« J'ai eu des hauts et des bas, mais j'ai su me tirer d'affaires avec de bons coups au bon moment. Lu excelle sur les retours de service et c'est peut-être pourquoi j'ai éprouvé des difficultés. Il a fallu m'ajuster ».

Pospisil est d'autant plus heureux qu'il ne croyait pas pouvoir jouer étant donné le temps exécrable qui prévalait sur Montréal pendant la première moitié de la journée.

« Je pensais sincèrement que la journée était foutue. Je suis donc allé frapper quelques balles au centre de tennis intérieur de l'Île des Sœurs, question d'entretenir la forme. Puis, on m'a dit que je devais me rendre au stade. Je n'ai donc pas eu le temps de réfléchir ou de trouver le temps long » a expliqué Pospisil.

Du même souffle, il a dit qu'il n'était pas du genre à ruminer ou à devenir plus nerveux quand la météo impose de longues périodes d'attente.

Déjà vu complet

Non seulement Pospisil a-t-il entrepris son tournoi du bon pied, mais il retrouvera sur sa route le géant américain John Isner (no 16), le même qu'il avait vaincu ici en 2013 en route vers les demi-finales.

Les deux joueurs ont partagé les honneurs de leurs quatre premiers duels. Ils se sont affrontés la semaine dernière à Washington et Pospisil sait où il a commis les erreurs qui lui ont coûté le match. Il espère bien entendu ne pas les répéter.

« Je pense m'être passablement amélioré depuis mon dernier passage à Montréal. Je suis plus agressif et j'essaie davantage d'imposer mon jeu à l'adversaire ».

Pospisil sait aussi qu'Isner a été très actif au cours des dernières semaines et qu'il a eu à disputer quelques matchs de trois manches.

« C'était pareil il y a deux ans. Je pense qu'il venait de jouer deux finales dans les semaines précédentes. Souhaitons qu'il sente ses jambes toute aussi lourdes cette fois encore » a conclu Pospisil, sourire en coin.

Plus d'articles

Commentaires