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Le risque que pose le benzène découvert dans des bonbonnes d'anesthésiant est minime

Se basant sur les analyses que lui a transmises l'Institut national de santé publique du Québec (INSPQ), le ministère de la Santé conclut que la présence de benzène décelée dans des bonbonnes d'anesthésiant utilisées dans des centres hopitaliers de la province n'est pas inquiétante.

L’Institut a été mandaté pour réaliser une analyse des risques potentiels après que du benzène eut été retrouvé dans des bonbonnes de protoxyde d'azote, un gaz anesthésiant mieux connu sous le nom de gaz hilarant, employées dans quatre centres de santé de la province, soit le Centre hospitalier universitaire (CHU) de Québec, l’Hôpital du Sacré-Cœur de Montréal, l’Hôpital Hôtel-Dieu de Roberval et l’Hôpital Hôtel-Dieu de Gaspé.

« Dans son avis, l'INSPQ indique que le risque cancérigène associé est très inférieur à la norme jugée négligeable et est clairement plus bas que les seuils d'intervention habituellement reconnus », écrit une porte-parole du ministère dans un courriel envoyé mercredi à Radio-Canada.

Le ministère indique que l'INSPQ a calculé le risque pour une personne qui aurait été exposée pendant six heures à la dose maximale d'hydrocarbure retrouvée, soulignant au passage qu'une chirurgie ne dure en moyenne que de 45 à 60 minutes.

« Le risque s'élèverait alors à 6 cas de cancer en excès sur 100 millions », explique le ministère, alors qu'« un risque négligeable est considéré comme 1 cas en excès sur 1 million. À des fins de comparaison, dans l'air ambiant, la quantité de benzène représente 8 cas en excès sur 1 million ».

La veille, le ministère de la Santé avait demandé à tous les hôpitaux du Québec de cesser d'utiliser le protoxyde d'azote, à moins d'avoir l'assurance que le produit n'était pas contaminé. Cet anesthésiant est principalement utilisé pour les chirurgies pédiatriques et très peu chez les adultes.

Le ministère avait demandé aux établissements de se tourner vers des méthodes de rechange et de reprogrammer les chirurgies reportées d'ici la fin de la semaine.

Une des entreprises en cause collabore avec le ministère

L'une des entreprises qui ont fourni le gaz contaminé, Praxair, dit prendre « très au sérieux les normes de sécurité rigoureuses de la province, ainsi que toutes les préoccupations potentielles liées à nos produits et services ». Un porte-parole assure que l’entreprise « travaille actuellement en étroite collaboration avec le ministère de la Santé et des Services sociaux [...] pour identifier et traiter toute source potentielle de contamination ».

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