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Le roi Henrik retrouve sa couronne le temps d'un match

Avant le début de la série entre le Canadien et les Rangers, on a fait grand cas des déboires de Henrik Lundqvist au Centre Bell, de sa seule victoire à ses 10 derniers départs (1-8-1), de ses statistiques déficientes contre le Tricolore.

Rien de tout ça n’a été très apparent mercredi soir dans un Centre Bell survolté. Lundqvist semblait en pleine possession de ses moyens à l’amorce du match le plus important de sa saison, même si celle-ci a été difficile justement.

Sa moyenne de buts accordés de 2,74 en 57 matchs est la pire de toute sa carrière dans la Ligue nationale de hockey (LNH).

Et son pourcentage d’efficacité de ,910 constitue le premier sous la barre des ,920 depuis 2008-2009.

Son chapeau du joueur du match vissé sur la tête dans le vestiaire des visiteurs, le fameux Broadway Hat à la Gene Hackman, Lundqvist semblait avoir exorcisé ses démons.

« Il y a eu beaucoup de discussions à propos de mes difficultés à jouer (au Centre Bell) » , a rappelé le gardien victorieux.

« J’ai eu des papillons pendant deux jours, je pensais à ça toutes les heures depuis une semaine. J’avais hâte de commencer, j’étais anxieux et nerveux. C’est juste agréable de commencer. Tu as tellement d’émotions en dedans, ça fait du bien », a lancé Lundqvist, visiblement soulagé de sa prestation.

Le Suédois de 35 a été parfait sur les 31 tirs dirigés vers lui. Il est parvenu à repousser les assauts d’un Canadien des plus motivés au premier engagement, qu’il a dominé 14-5 au chapitre des tirs au but.

« Notre gardien a été incroyable, a estimé Derek Stepan. Quand le Canadien a réussi de gros jeux ce soir, il a fermé la porte. Ç’a été la différence. »

Un arrêt décisif

Lundqvist a d’ailleurs réussi un arrêt spectaculaire au deuxième tiers pour priver Shea Weber de son premier but en séries avec le Canadien et de créer l’égalité du même coup.

« J’ai été surpris de le voir descendre sur le jeu, a expliqué le gardien new-yorkais. J’ai fait une demi-glissade et un demi-papillon, un peu "old school" sur cet arrêt-là. C’était une bataille et c’est une question de mentalité. Il faut évacuer les choses qui sont inutiles. »

S’il est vrai que le roi Henrik a lutté avec la rondelle au premier vingt, accordant des rebonds que l’on qualifie de « juteux » dans le milieu, il s’en est tiré immaculé. Et le vent a tourné.

« Je pense qu’on a été bons pendant toute la première période, mais ils ont eu des avantages numériques en deuxième et ça leur a donné de l'allant », a admis Max Pacioretty.

« Ils ont joué de chance sur le premier but et après on était un peu sur les talons et ils en ont profité », a-t-il poursuivi.

Tanner Glass a battu Carey Price, très solide lui aussi avec 29 arrêts sur 30 tirs, sur une mise au jeu qu’avait semblé gagner Tomas Plekanec.

Glass a sauté sur le disque pour surprendre Price du revers. Le Saskatchewanais de 33 ans a disputé la presque totalité de l’année dans la Ligue américaine cette saison, y disputant 57 matchs contre seulement 11 avec le grand club.

Comme souvent en séries éliminatoires, le match a donc basculé sur un jeu, un seul, plutôt étonnant.

« C’était très serré, on a eu un peu de difficultés en deuxième période, mais c’est le genre de match où les équipes avaient besoin d’un bond favorable et New York l’a eu », a résumé l’entraîneur-chef du Tricolore, Claude Julien.

Un quatrième trio menaçant

Revigoré par la présence d’un attaquant offensif, le quatrième trio du Canadien s’est montré créatif.

Alex Galchenyuk a tiré à quatre reprises sur Lundqvist. Lui et ses comparses, Steve Ott et Andreas Martinsen, ont embêté la défense adverse lors de la plupart de leurs présences.

Un élément positif à retirer de cette défaite avant le deuxième duel de la série qui sera présenté vendredi soir, au Centre Bell à nouveau.

« On a bien joué, on a eu de bonnes occasions dans leur zone. La plupart du temps, on a mis de la pression, et c’est ce que tu veux faire sur le quatrième trio », a fait valoir Ott.

Son équipe accusant un retard de 0-1, Julien a tempéré la situation.

« Il s’agit de garder son calme, de surmonter l’adversité et de recommencer à travailler dès demain », a-t-il conclu.

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