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Le service Bixi poursuit sa croissance, malgré les remises en question

Le service de vélo en libre-service Bixi amorce sa saison samedi avec 1000 vélos et 80 stations supplémentaires, alors que des questions continuent d'être posées au sujet de sa rentabilité.

L’utilisation des bixis est en hausse de 81 % depuis 2014, année où la Ville de Montréal en a pris le contrôle par l’entremise d’un organisme à but non lucratif.

« L’an passé, c’est près de 235 000 personnes qui ont utilisé le service de Bixi. De plus, pour la même période, le nombre d’achats [d’abonnements] a augmenté de 159 % », a détaillé la présidente de Bixi Montréal, Marie Elaine Farley.

Il sera possible cette année d’utiliser sa carte Opus de la Société de transport de Montréal pour louer un vélo.

Les dizaines de stations supplémentaires seront situées notamment dans le quartier La Petite-Patrie, de même que dans l’arrondissement d’Ahuntsic-Cartierville, dans les secteurs des rues Fleury et Sauvé.

Des questions sur les coûts

Une étude de l'Institut économique de Montréal conclut que le service Bixi coûte 6 millions de dollars par année aux contribuables montréalais.

De plus, la Ville a dépensé un million de dollars en frais d’avocats pour faire face à deux poursuites depuis 2014. Le syndic de faillite réclame 37 millions de dollars, tandis que des fournisseurs réclament 4 millions en dommages.

Le maire de Montréal n'est pas impressionné par ces chiffres. Il soutient que le service est là pour rester, et que la rentabilité n'est pas une fin en soi. « C’est un service qu’on donne à la population, donc, dans le cocktail de transport, pour nous, le bixi est un incontournable », affirme Denis Coderre.

Avec des informations de Marc Verreault

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