Retour

Le site de l'ancien Parlement du Canada-Uni dévoilé à Montréal

L'un des plus importants sites archéologiques du pays, celui de l'ancien Parlement du Canada-Uni, situé derrière le Musée Pointe-à-Callière, est ouvert au public depuis mardi, dans le cadre du 375e anniversaire de Montréal.

Montréal a été le siège du Parlement du Canada-Uni pendant cinq ans, mais l’édifice a été incendié en 1849. Depuis sept ans, le site archéologique était entouré d’une clôture. Les archéologues poursuivent leurs recherches, mais ils le feront dorénavant sous les yeux des visiteurs, qui peuvent maintenant les observer et assister à une visite guidée.

« Nous, ce qu’on fait, c’est qu’on met à nu le bâtiment [...] On est à un mètre et demi de profondeur. Imaginez-vous quand on va être à cinq mètres », explique l'archéologue en chef du Musée Pointe-à-Callière, Louise Pothier.

L’exposition en plein air permet aux visiteurs de faire un saut au Canada-Uni, soit la période qui suit la révolte des patriotes et la publication du rapport de Lord Durham qui recommandait entre autres l'union du Haut et du Bas-Canada.

« Quand on visite des grandes villes comme Barcelone, Rome, ou Paris et qu’on tombe sur des sites archéologiques de grande envergure, on est toujours contents d’avoir ces aperçus », poursuit l’archéologue en chef.

Des guides du Musée Pointe-à-Callière offrent des visites gratuites jusqu’à la fin du mois de septembre.

Louise Pothier souhaite que le site soit recouvert par un édifice afin qu’il soit accessible durant l’hiver. Les visiteurs pourraient accéder aux ruines du Parlement du Canada-Uni par l’égout collecteur, le premier du genre a avoir été construit au pays, qui a été inauguré le 17 mai lors du lancement des festivités du 375e anniversaire de Montréal.

Elle souhaite que ce lieu devienne un « incontournable » pour les touristes et les Montréalais. « Ce site authentique nous ramène au cœur de notre histoire et c’est l’histoire politique, c’est l’histoire sociale, c’est l’histoire économique de Montréal », souligne-t-elle.

Plus d'articles

Commentaires